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LES DÉFIS DE L’APPROCHE « UNE SEULE SANTÉ »

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Le Sénégal a célébré hier la Journée mondiale de l’approche « One health ». A cette occasion, le Haut conseil national pour la sécurité sanitaire mondiale a organisé, de concert avec Speack Up Africa, une rencontre pour vulgariser le concept mais également montrer les réalisations des différents pays dans le cadre de l’opérationnalisation de l’approche.

« Promouvoir les efforts déployés dans le monde entier pour réunir toutes les disciplines de la santé humaine, animale et environnementale ». C’était le thème de la rencontre, hier, à Dakar, dans le cadre de la Journée mondiale de l’approche « One health ». En faisant la présentation du Plan national de la Sécurité sanitaire mondiale (Ssm) 2017-2021, le docteur Fatou Ndiaye a décliné ses axes stratégiques. Il s’agit, entre autres, d’une seule santé pour renforcer les systèmes de santé, intégrer l’environnement dans l’approche One health, réduire les risques liés aux épidémies et aux maladies zoonotiques émergentes. Cet engagement découle du fait que les enjeux et défis de l’approche « One health » demeurent la mise en œuvre de l’approche au niveau national et déconcentré, la mobilisation des ressources financières pour mieux se préparer face aux épidémies et aux ripostes et la formation des acteurs dans le cadre du Pnssm.

« Une seule santé pour renforcer les systèmes de santé »
Docteur Bassirou Fall, spécialiste national « One health » au niveau du Haut conseil de la sécurité sanitaire mondiale a souligné que l’approche permet de décloisonner les secteurs qui s’occupent de la santé. « Je pense que les acquis sont de taille. Aujourd’hui les ministères qui s’occupent de la santé : humaine, animale, environnementale et végétale ont pris l’habitude de travailler ensemble », a-t-il dit. Il est d’avis que la santé est globale et qu’aujourd’hui ce concept « une seule santé » permet de renforcer les systèmes de santé. D’après ce spécialiste de l’environnement, c’est la clé de la santé.

« Donc, il nous faut agir sur notre environnement pour limiter les maladies infectieuses. Notre souhait aujourd’hui c’est que le Haut conseil de la sécurité sanitaire mondiale fasse l’objet d’un décret présidentiel. C’est cela qui va lui donner un statut et des moyens parce que sans moyens, il sera difficile d’agir », a lancé le médecin. Mais, assure-t-il, l’Etat du Sénégal a mis « des mécanismes qui permettent au Haut conseil de dérouler son programme et de bénéficier de l’appui des partenaires techniques et financiers ».

Suzanne SY

4 novembre 2022


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