LES DÉPUTÉS PLANCHENT SUR LE MONTANT ALLOUÉ À L’AGRICULTURE

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ASSEMBLÉE NATIONALE

Pr Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, défend son projet de budget, ce vendredi, 27 novembre, à l’Assemblée nationale. Le montant est projeté à 170 milliards 915 millions 801 mille 200 F CFA, contre 152 milliards 444 millions 525 mille, pour l’année 2020, soit une hausse de 18 milliards F CFA.

Sa mise en œuvre stoppée en raison de la Covid-19, le budget-programme sera déroulé, cette année.

Un projet de budget réparti en quatre axes dont un programme de sécurisation de la base de données, un autre destiné à l’augmentation de la production et la valorisation des produits agricoles. 8 milliards 379 millions seront alloués au financement pour la recherche, la formation, et l’appui conseil.

Le dernier axe est réservé au pilotage et à la coordination et à la gestion administrative.

Les discussions, qui se poursuivent, tournent autour de la campagne de commercialisation de l’arachide, qui a démarré lundi dernier, 23 novembre, notamment l’exploitation des graines surtout après les productions record attendues après la bonne pluviométrie.

Par ailleurs, certains députés ont rapporté que le prix du kilogramme fixé, par l’État, à 250 F CFA, est vendu à 300 F CFA ou plus, dans certaines zones.

Sur le riz, d’autres s’interrogent sur la quantité importée malgré la bonne récolte estimée, cette année, à 2,50 millions de tonnes.

Des points qui intéressent la représentation nationale puisque 80 orateurs se sont inscrits.

Sur un autre registre, ceux qui pensaient que Déthié Fall, le vice-président de Rewmi, allait changer de ton, après la nomination de son mentor, Idrissa Seck, à la tête du Conseil économique, social, et environnemental (CESE), ont vite fait de déchanter. Prenant la parole, le député a dénoncé l’accaparement des terres, des intrants et autres matériels agricoles, par les riches, au détriment des pauvres paysans. Selon lui, on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Les députés ont également demandé plus de moyens en faveur de la Direction de protection des végétaux (DPV).

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