LES ENFANTS PRENNENT LA PAROLE

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DROITS DE L’ENFANCE

Les enfants prennent la parole, à l’occasion de la célébration du 30e anniversaire de la journée internationale des droits de l’enfance, à travers la médiathèque over. La convention internationale des droits de l’enfant a été adoptée le 20 novembre 1989, par la résolution 44-25 de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Prétexte pour le Comité d’organisation mis en place au Sénégal de mener des activités pour la protection du droit des enfants.

S’agissant du programme, la journée sera marquée par l’illumination du monument de la Renaissance africaine en bleu, la couleur du mouvement mondial, en présence d’Aminata Touré, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et Ndeye Sally Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, entre autres autorités.

Par ailleurs, dans toutes les 14 régions du Sénégal, les enfants vont se réunir pour exprimer leurs doléances. Lesquelles seront transmises au chef de l’Etat, Macky Sall.

De nombreux défis à relever

Déjà, Madina Khady Eveline Diouf, et Bineta Amayelle Sakho, toutes deux en classe de CM2, respectivement à l’Ecole franco-sénégalaise de Fann, et à l’Ecole actuelle bilingue (EAB), située à Mermoz, sont catégoriques : « Les droits des enfants ne sont pas respectés au Sénégal ». Et si elles avaient des baguettes magiques, disent-elles, elles changeraient « beaucoup de choses » sur le sort des enfants notamment « ceux qui sont dans la rue, et qui ne vont pas à l’école ».

Leur accompagnatrice, Ramatoulaye Ndao Diouf qui n’est autre que la coordinatrice de la Cellule d’appui à la protection de l’Enfance (CAP), fait, en effet, remarquer que si « des avancées significatives » sont notées au Sénégal, il n’en demeure pas moins que « des défis restent à être relevés » dans la protection des droits des enfants.

Ainsi, souligne-t-elle, au-delà de la commémoration, « il convient de continuer cette belle dynamique de partenariat mis en place aujourd’hui », de l’ensemble des partenaires au développement dont l’association ’’Save the children’’, et l’AJS, aux côtés du gouvernement, entre autres acteurs, « pour pouvoir travailler ensemble ».

D’autant plus qu’insiste-t-elle, « la question des droits des enfants doit être au cœur de l’actualité. Et le 20 novembre n’est qu’un prétexte pour en parler. »

La responsabilité parentale en question

Son plaidoyer porte sur la responsabilité sociétale. Car, lance Ramatoulaye Ndao : « le gouvernement a fait de gros efforts en termes de santé maternelle et infantile, l’enregistrement à la naissance, la prise en charge des enfants avec la Couverture maladie universelle (CMU), les bourses de sécurité familiale. Mais, d’autres efforts restent à être fournis aussi bien de la part du gouvernement, des partenaires et surtout des communautés et les parents. La responsabilité parentale est extrêmement importante. Aujourd’hui, on a beaucoup d’enfants dans la rue. Les communautés doivent refuser que des personnes mal intentionnées viennent dans leur commune respective et installent, par exemple, des daaras sauvages. Aujourd’hui, nous sommes tous responsables, nous devons tous refuser qu’on continue à voir les enfants dans les rues ».

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