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LES ENJEUX D’UN SCRUTIN QUI SUSCITE PEU D’ENGOUEMENT

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Pour les premières législatives censées tourner la page de l’alternance démocratique post-Jammeh, ils sont quelque 962 000 électeurs gambiens à retourner aux urnes pour élire les 53 députés de la sixième législature de la seconde République. La Campagne électorale s’est globalement tenue dans le calme et l’instance électorale a indiqué que tout est fin prêt pour la tenue du scrutin. Si le principal enjeu est de savoir si le président Adama Barrow, fraîchement réélu, aura une majorité confortable à l’Hémicycle, l’autre enjeu c’est le taux de participation dans un contexte un peu particulier.

Quatre mois après la présidentielle qui a vu la réélection du président sortant, les quelques 962 000 gambiens inscrits sur le fichier électoral retournent aux billets, ce samedi, pour départager les 246 candidats à la députation pour au total 48 sièges à pourvoir. L’instance électorale a indiqué que tout est fin prêt pour une tenue régulière du scrutin. Alieu Momar Njie, le président de ladite Commission, en poste depuis 2015, d’annoncer que 6000 agents électoraux ont été formés pour superviser les 1555 bureaux de vote disséminés à travers le pays.

Le taux de participation, véritable enjeu
La campagne électorale qui s’est tenue pendant trois semaines s’est déroulée globalement dans le calme. Contexte oblige, les candidats ont privilégié le porte à porte. Au total, 12 partis politiques prennent part au scrutin dont les principales figures de la classe politique. L’UDP d’Oussainou Darboe présente le plus grand nombre de candidats, s’ensuivent le NPP du président sortant, le GDC de Mamma Kandeh, le PDOIS de Halifa Sallah, le Citizen’s Alliance de Ismaila Ceesay et l’APRC, de l’ancien président Jammeh. Le grand enjeu est de savoir si la tendance issue de la présidentielle favorable au président sortant se confirmera encore pour cette échéance ; Ou que pèse encore Darboe, le principal chef de file de l’opposition qui avait raflé la mise aux dernières législatives ?

L’autre enjeu c’est le taux de participation dans un contexte peu favorable à la mobilisation générale. Organisée en plein ramadan, celui-ci aura dicté sa loi et fait de l’ombre à l’échéance. Pas de meetings politiques, électeurs tenaillés par une conjoncture économique difficile et une inflation galopante, le taux d’abstention risque d’être élevé contrairement à la dernière présidentielle où le taux de participation a avoisiné les 90%.
A rappeler qu’en Gambie, l’Assemblée nationale compte 53 députés:48 élus au suffrage universel direct et 5 nommés par le président de la République.

Amadou BARRY
(Correspondant à Banjul)

9 avril 2022


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