LES ETUDIANTS DE ISCOM RÉCLAMENT LE REPORT DU BTS

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MOUVEMENT D’HUMEUR

10 heures 55 minutes, la circulation a repris sur l’Avenue Bourguiba, à hauteur de la bretelle menant au marché Castors. Quelques minutes avant, le lieu était assiégé par un groupe d’étudiants en colère. D’ailleurs, la rue garde encore les stigmates de leur furie : des poubelles incendiées, des traces noirâtres sur le bitume. Une voiture de police est même garée à côté.

"En deux ans, on n’a fait que sept mois de cours. Ce qui est anormal", fulmine Abdoul Diallo, l’un des manifestants, en 2e année à ISCOM, école créée en 2002. L’étudiant ajoute : "sur un groupe parfois de plus de cent étudiants, seuls quinze, parmi eux, ont la connexion pour suivre les cours en ligne. Ce que nous dénonçons."

En l’état, Diallo et ses camarades, qui exigent de meilleures conditions d’étude, réclament le report sine die des examens du BTS prévus le 28 septembre prochain.

"L’examen aura bel et bien lieu"

Du côté de la Direction, on botte en touche. "Depuis la Covid-19, il y a des décisions prises par le ministre de l’Enseignement supérieur, rappelle Assane Mbengue, responsable financier et enseignant à l’ISCOM. Ce n’est pas ISCOM. Nous avons reçu les bacheliers de 2018, qui sont là qui doivent faire leur BTS. Au mois de mars, l’État avait fermé toutes les écoles, nous disant que même pour ce qui concerne les employés, ils étaient en chômage technique. On a repris les enseignements au mois de juin. Et l’État nous avait exigés de faire des cours en ligne. Ce que nous faisons et cela se fait normalement. Le fait que l’étudiant ait sa connexion ou pas, ça ne dépend pas de ISCOM. La preuve, les professeurs qui enseignent à ISCOM, on leur paie même la connexion sur leurs rémunérations. Donc, si vous devez avoir une classe de cinquante étudiants, vous avez la moitié connectée mais ils font leurs cours. Quelqu’un qui ne suit pas les cours mais ce n’est pas la responsabilité de l’école."

Qui est responsable ? "Mais, c’est l’étudiant puisqu’avec moins de 500 F CFA, ils peuvent suivre le cours", charge le professeur de Transit transport et de Commerce international.

"Maintenant, clôt le membre fondateur, pour le report de l’examen, il y a un étudiant qui fait partie, parait-il, du mouvement ’’Frapp/France dégage’’, qui n’a pas du tout révisé, et qui veut coûte que coûte, que les épreuves soient annulées. Ce n’est pas possible. A part les cours en ligne, des groupes d’étudiants révisent souvent devant mon bureau. Et ils sont prêts à aller à l’examen. Par contre, il y en a d’autres qui n’ont pas étudié et qui veulent le report. ISCOM ne peut rien faire. Car ISCOM ne fait que suivre les directives du ministre de l’Enseignement supérieur. Nous les avons suivis. Nous sommes à termes, au mois de septembre. Jusqu’à preuve du contraire, l’examen aura bel et bien lieu. C’est fixé et des étudiants sont en train de prendre leur convocation".

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