image

LES FEMMES LEADERS EXPLIQUENT L’URGENCE DE DÉVELOPPER L’ÉPARGNE PRODUCTIVE

image

« Ensemble, contribuons davantage au développement de nos pays, à travers l’épargne productive pour le financement de projets de développement économique / approche crowd-finance ». C’est le thème retenu, lors du premier panel tenu lundi, à l’initiative de la Fédération des Femmes Leaders pour la Paix et le Développement Durables (FIFL), au King Fahd Palace.
Le but visé est la création d’un Fonds d’Investissement et de Financement, a expliqué la Coordonnatrice Internationale de FIFL, Fatou Kiné Ndaw, face à la presse.
Selon la femme d’affaires, « nous devons contribuer davantage au développement de notre pays, à travers la mobilisation des ressources », surtout dans ce contexte de crise sanitaire. Ce, après le constat fait que « les femmes épargnent » mais « elles font une épargne négative » : « elles épargnent pour ensuite gaspiller au niveau des cérémonies familiales. » D’où la mission « de développer chez les femmes aussi bien que chez les jeunes, l’esprit d’épargne. Au-delà, l’esprit de l’actionnariat. » La preuve, a-t-elle soutenu : « des épargnants devenus actionnaires dans des sociétés ne l’ont pas regretté. Parce que les gens reçoivent leurs dividendes. Donc, nous voudrions que les femmes s’organisent dans ce sens. »
Après une visite auprès du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, pour porter leur plaidoyer, les femmes leaders vont sillonner différents départements du pays pour identifier les potentialités économiques.

Déjà, à Touba, a décliné l’initiatrice, parmi les opportunités d’affaires, « nous avons vu qu’il a une importante production d’arachide mais les femmes ne font pas d’huile raffinée, elles vendent à la Sonacos pour le raffinage. Là-bas, il est envisagé la mise en place d’une société de production et de raffinage d’huile pour pouvoir entrer dans le marché de la ZLECAF. Parce que nous avons été informées que notre huile d’arachide est très prisée et occupe la 3e place mondiale. Si bien que la Sonacos exporte toute son huile au détriment du marché local. L’autre jour, je suis allée dans une boutique, j’ai acheté dix litres d’huile mais au moment de payer, je ne savais pas que cela coûtait 1 950 F CFA, le litre. Donc, j’ai retourné les neuf litres. Parce que c’est exorbitant. Donc, l’huile doit être à la portée des populations, des ménages. Donc, nous voulons concurrencer la Sonacos. Parce que dans toute activité, il faut de la concurrence. »

Dans cet ordre d’idées, la professeure de Maths et de Sciences de la vie et de la terre de conclure : « n’eut été Tigo, la Sonatel allait maintenir ses prix ».

Avec les découvertes des gisements de pétrole et de gaz, au Sénégal, d’autres opportunités devront être exploitées.

Dié BA

21 décembre 2021


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article