LES JO DE TOKYO SE REFERMENT SANS FRACAS

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INTERNATIONAL

Les Jeux de Tokyo, reportés d’un an à cause du Covid, ont réussi à se tenir du 23 juillet au 8 août 2021, malgré le contexte sanitaire pesant. S’il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de ces JO d’été sur la pandémie au Japon, cette 29e édition s’est déroulée sans grandes crises, avec des athlètes heureux d’avoir pu vivre cette quinzaine olympique.

Le rideau est tombé sur Tokyo 2021. Le relais a été transmis à Paris 2024. Les Jeux de la 32e olympiade sont finis.

Les autorités japonaises ne le diront pas ouvertement. Mais les voilà sans doute soulagées que cet événement, dont ils ont obtenu l’attribution il y a huit ans, soit passé.

Huit années semées d’embûches
Ces JO, contestés par une partie significative de la population nippone, auront coûté près de 20 milliards de dollars au Japon, selon les estimations d’auditeurs japonais. Soit les Jeux d’été les plus chers de l’histoire.

La tenue de ces Jeux de Tokyo aura été semée d’embûches et de polémiques depuis 2013. Une crise que la pandémie de Covid-19 a démultipliée, conduisant à un périlleux report de douze mois (l’événement devait initialement se dérouler du 24 juillet au 9 août 2020).

Jusqu’à la dernière minute, des opposants ont ainsi appelé à leur annulation, ne serait-ce que par crainte d’une éventuelle accélération de la pandémie sur la péninsule.


Un bilan sanitaire difficile à dresser

Des mesures strictes ont été prises : interdiction des visiteurs étrangers, compétitions à huis-clos, limitation au strict minimum du nombre de membres par délégation…

Selon le dernier bilan communiqué par les organisateurs, seuls 430 cas de Covid ont été détectés à l’issue de près de 600.000 tests menés depuis le 1er juillet, auprès de personnes liées à ces JO 2021, indiquent les organisateurs. Brian McCloskey, président du Groupe d’experts indépendants pour les Jeux
olympiques, a affiché sa satisfaction, lors d’un point presse le 7 août : « Nous
avons montré qu’il est possible de tenir la pandémie à distance. Et c’est une leçon très importante de Tokyo au reste du monde. »

A Tokyo justement, le bilan sanitaire ne cesse de se dégrader. Le 23 juillet, date de la cérémonie d’ouverture des JO 2021, quelques 1.300 cas avaient été relevés. Il est aujourd’hui de plus de 4.000 cas quotidiens dans la capitale japonaise. Fin juillet, le Premier ministre Yoshihide Suga a pourtant estimé qu’il n’y avait pas de lien clairement établi entre les JO et cette accélération de la pandémie.

Des athlètes satisfaits

Les acteurs de ces Jeux olympiques, athlètes en tête, ont vécu dans une bulle, loin d’une population finalement assez indifférente à un événement auquel elle n’a pas pu participer. Lesdits athlètes ont globalement affiché leur satisfaction concernant l’organisation, à l’exception de certain(e)s participant(e)s placé(e)s en quarantaine suite à un test positif.

La principale source de souci pour certain(e)s sportifs/sportives aura été les conditions climatiques parfois à la limite du supportable, entre la canicule et le taux d’humidité. Le mercure pouvait ainsi s’approcher des 40 degrés durant les épreuves d’athlétisme.


Un rapport de forces inchangé

Ce climat n’a pas bouleversé le rapport de forces entre les différentes nations, sur les terrains. Les Etats-Unis finissent en tête du tableau des médailles (113 dont 39 en or) comme en 2016 et 2012. La Chine retrouve sa deuxième place (88 dont 38 en or), devant le Japon, qui a « surperformé » à domicile pour l’occasion (58 dont 27 en or).

Et la France ? Elle est 8e avec 33 médailles dont 10 en or. L’objectif un temps affiché des 80 médailles à gagner à Paris en 2024 paraît loin. Les acteurs du sport français vont devoir mettre les bouchées doubles durant les trois prochaines années. Et croiser les doigts pour que ces JO parisiens signent un retour à la normale.

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