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CE QUE DEVRONT FAIRE LES LIONS DE L’ATLAS POUR RENVERSER LE PORTUGAL

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Désormais unique représentant de la zone CAF, le Maroc va au moins égaler les performances records du du Cameroun (1990), du Sénégal (2002) et du Ghana (2006). Mieux, les Lions de l’Atlas tiennent l’occasion de faire mieux que leurs devanciers en brisant ce plafond de verre des quarts de finale, éternels barrages des sélections africaines. Pour y parvenir, la sélection de Walid Regragui devra sortir un autre match héroïque face à une redoutable équipe du Portugal. Pas une mince affaire !

Le Maroc a déjà réalisé un parcours royal. Son exploit : se classer premier d’une poule dans laquelle se trouvaient la Croatie de Luka Modric et la Belgique de Kevin de Bruyne, respectivement finaliste et demi-finaliste de la dernière édition du Mondial, puis éliminer la Roja espagnole à l’issue d’une prestation guerrière et solide et surtout n’encaisser aucun but en 300 minutes face à ces sélections.

Pourtant, les Lions de l’Atlas ont encore plus faim que jamais, même si a ce stade de la compétition, les organismes des joueurs de Regragui semblent particulièrement épuisés après un tel enchaînement.

"On a toujours des incertitudes, mais on prendra la décision le jour du match", a déclaré Walid Regragui sur la situation de sa sélection. "On a un staff médical qui fait tout pour que les joueurs soient prêts. Jusqu’à maintenant on n’a jamais perdu un joueur avant un match".

Le sélectionneur du Maroc a été obligé de ménager certains de ses cadres à la veille du choc face a la machine offensive du Portugal de Cristiano Ronaldo qui devrait rester sur le banc après la démonstration de force de ses jeunes coéquipiers en huitièmes de finale. L’élément central du milieu de terrain marocain, Sofyan Amrabat, s’est ainsi contenté d’une séance individuelle à la carte pour récupérer d’un coup reçu face à l’Espagne. Au même moment, la paire Saiss - Aguerd de la défense centrale inquiète avec le premier qui a ressenti une douleur à la cuisse face à l’Espagne et est obligé de se ménager pour arriver frais face au Portugal, au moment où le second touché aux ischio-jambiers est encore incertain. Et même si Saiss, guide et capitaine des Lions, tente de rassurer comme il peut, le déficit physique après deux semaines intenses en émotions et en débauche d’énergie risque d’être un handicap majeur. "Il faut savoir se sacrifier pour le pays. On serre les dents, on va encore serrer les dents, on sera encore là en quarts de finale", a en effet lancé le défenseur de Besiktas, tout en espérant que ses coéquipiers et lui pourront encore puiser dans leurs dernières réserves pour offrir à tout un continent une première.

De nos envoyés spéciaux à Doha (BNF, SS et ON)

10 décembre 2022


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