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LES NON-ALIGNÉS EN PHASE

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Déthié Faye, le coordonnateur du pôle des non-alignés, apprécie les décisions du Conseil constitutionnel rendues ce mardi, en droite ligne de la tenue des élections Législatives du 31 juillet prochain. Il estime que les conditions sont désormais réunies pour des joutes apaisées.

Intervenant lors de l’édition spéciale sur iRadio, il a soutenu que « notre position ne doit pas être de cibler des listes quelles qu’elles soient, mais l’essentiel c’est de se battre pour que le droit soit dit et tout le droit et rien que le droit. C’est la raison pour laquelle j’avais indiqué que le Conseil constitutionnel devait répondre au moins à trois questions. »

D’abord, a-t-il retenu, il était question « de savoir si au-delà du délai légal de dépôt à savoir le 8 mai, il était possible de procéder à un dépôt complémentaire ou de substitution. A cette question, le Conseil constitutionnel a dit oui, cela est possible parce qu’il y a une loi qui l’interdisait mais que « celle-ci) a été abrogée. Dès l’instant que la loi est abrogée, la possibilité de substitution est maintenant ouverte à toutes les listes. »

Ensuite, « la légalité ou non de la circulaire du ministère de l’Intérieur organisant les modalités de vérification du parrainage. Cela a fait l’objet de beaucoup de contestations, de discussions mais il fallait que le Conseil constitutionnel se prononce sur cette question pour nous dire si oui ou non cette disposition était légale. La décision est que le ministre de l’Intérieur est habilité à définir ces modalités et donc c’était une décision légale. »

Enfin, « relativement à l’annonce faite par la CENA concernant le non-respect des délais de dépôt de beaucoup de listes, à ce niveau, il ne semble pas y avoir de problème parce que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur les questions de délai parce qu’aucune liste n’a été rejetée hors délai. »

En conséquence, a-t-il conclu : « les trois questions traitées montrent que le Conseil constitutionnel s’est limité à dire le droit et rien que le droit. A partir de ce moment, il reste aux acteurs politiques et à tous les Sénégalais de comprendre qu’on peut faire confiance à cette justice et à nous mettre à travail pour créer les conditions d’organisation d’élections apaisées pour le bien de notre démocratie et pour la consolidation de l’État de droit ».

Dié BA

24 mai 2022


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