LES ORGANISATEURS INTROUVABLES, LES ÉTUDIANTS ENVOYÉS AU FRONT

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MARCHE DES JEUNES DU C25

Lors de leur conférence de presse, la jeunesse de l’opposition avait déclaré urbi et orbi qu’elle va envahir la rue malgré l’interdiction préfectorale. Elle avait donné pour point de départ, ce vendredi, à 15 heures, la grande porte de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce, pour dénoncer l’invalidation de la majorité des candidats à la candidature de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Mais les forces de l’ordre, armés, jusqu’aux dents s’étaient pointées avant l’heure aux alentours du temple du savoir.

Le dispositif sécuritaire déployé sur les lieux pour parer à toute éventualité était impressionnant. À 15 heures passés, pas l’ombre des organisateurs de la marche. Toussaint Manga et ses camarades sont introuvables. Personne ne sait où ils se trouvent. C’’est aux environs que 16 heures qu’un groupe d’étudiants, dont on ne saurait déterminer, de façon péremptoire leur appartenance à la jeunesse C25, ont commencé à barrer et à brûler des pneus sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Les policiers ont vite réagi en lançant des grenades lacrymogènes. Les manifestants se retranchent au niveau campus social et ripostent avec des jets de pierres. L’affrontement était inévitable. Une véritable intifada.

Les véhicules qui empruntaient cette voie sont contraints à faire mille et un détours pour arriver à destination. Les piétons également sont sommés de changer d’itinéraire. Toutes les issues menant à l’université sont bloqués. Les boutiquiers baissent rideaux. Les vendeurs chausseurs, friperie, de fournitures scolaires, de cartes de crédit téléphonique, plus téméraires, restent sur place. Devant leurs marchandises, ils suivent, désemparés, la scène. L’affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants a duré plus de trois d’horloge. C’est vers les coups de 18h que le calme est revenu. La vie reprend son cours normal.

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