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LES PAS DE GÉANT RÉALISÉS PAR L’ITA

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Le ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes industries (Pmi) compte sur l’Institut de technologie alimentaire (Ita), pour lutter contre la « tyrannie » du blé, en réduisant de 50% les importations chiffrées à 100 milliards F CFA. C’est l’objectif affiché ce jeudi 20 octobre 2022, lors de l’inauguration du laboratoire de tests sensoriels, acquis grâce à l’appui de l’Usaid. À l’occasion, le Directeur général de l’Ita, Pr Mamadou Amadou Seck, a révélé que les travaux faits en commissions ont déjà abouti à la proposition d’un programme intégré de promotion du consommé local 2023-2025, avec un budget prévisionnel de 75, 8 milliards F CFA.

L’Ita, un des fleurons de la recherche sénégalaise, s’active dans la promotion du consommé local. Avec l’appui de l’Usaid, l’Ita vient de se doter d’un Laboratoire de tests sensoriels, inauguré ce jeudi par le Secrétaire général du ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes industries (Pmi). Adama Baye Racine Ndiaye, après sa visite, a fait une appréciation « extrêmement positive » de la nouvelle unité.

« Je dois dire que je suis très satisfait de ce que j’ai vu ici. C’est un laboratoire extrêmement important. Nous avons l’habitude de dire de la fourche à la fourchette. Mais, l’Ita nous invite aujourd’hui à faire le chemin inverse, de la fourchette à la fourche. Cela veut dire quoi ? Un produit avant qu’il ne soit mis sur le marché, il est important de le faire passer dans ce laboratoire pour voir éventuellement son acceptabilité par les populations. Cela ne sert à rien de mettre sur le marché un produit qui ne va pas être accepté du point de vue du goût ou de la présentation. »
Il ajoutera que ce laboratoire, le « premier en Afrique occidentale », vient « compléter le dispositif » de laboratoires ita, « surtout à l’heure où le président de la République, (Macky Sall), a lancé le combat pour lutter contre la vie chère », soulignant que « cela ne peut se faire qu’à travers une industrialisation inclusive et durable. C’est ça le sens de l’axe 1 de la nouvelle politique industrielle du Sénégal, qui porte sur la transformation des produits agro-agricoles, sylvopastorales et halieutiques. »

Lutter contre la tyrannie du blé en incorporant des céréales locales dans le pain
Aussi, il a insisté sur l’atelier Boulangerie : « quand on parle de transformation des produits agricoles, halieutiques, sylvopastorales, on est véritablement dans le cœur de métier de l’Ita. Qui développe des technologies qu’il transfère à des micro, moyennes et petites industries, qui les développent. Juste un exemple, c’est la dernière étape de notre visite, l’atelier boulangerie nous a permis de voir le travail extrêmement important fait par l’Ita, (contre) la tyrannie du blé.

Le pain était fait principalement avec du blé. Mais depuis quelques années, l’Ita a développé cette technologie qui permet d’incorporer 15% de céréales locales dans la fabrication du pain. Aujourd’hui, on peut aller au-delà sur le manioc. Ils sont en train de faire du pain à base de manioc à hauteur de 65%. Pour le pain à base de riz, on peut aller jusqu’à 75%. Pour le maïs également, on peut aller jusqu’à 65%, et réduire la part du blé à des portions congrues. C’est dire que l’Ita est en train de faire un travail extrêmement important. C’est la raison pour laquelle le président de la République dans le cadre de l’objectif de souveraineté alimentaire, a invité le gouvernement à s’appuyer véritablement sur le travail important qu’est en train de faire l’Ita ».

Un budget de plus de 75 milliards F CFA pour un programme intégré de promotion du consommé local

Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de l’Ita, Pr Mamadou Amadou Seck, a révélé que les travaux des commissions ont déjà abouti à la proposition d’un programme intégré de promotion du consommé local 2023-2025, avec un budget prévisionnel de 75, 8 milliards F CFA.

Pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire du pays, l’Ita, doté de laboratoires de Mycotoxines et de Chimie, accrédités à la norme Iso 17025, et reconnu par l’Union africaine (UA) comme des laboratoires de référence, continue ses recherches, a-t-il garanti, pour « améliorer le taux d’incorporation des farines et céréales locales en boulangerie et pâtisserie. » Aussi, « l’Institut est en train d’expérimenter la fabrication de pâtes alimentaires (macaroni, vermicelles, spaghetti, etc.), à base de produits locaux comme certaines variétés de riz ».
Déjà, les invités ont dégusté avec appétit des parts de pizza, brioches et croquettes, à base de produits locaux.

Dié BA

20 octobre 2022


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