LES PRÉCISIONS DES AUTORITÉS SANITAIRES SUR LA CAMPAGNE DE VACCINATION

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Covid 19

Le Sénégal relance sa campagne de vaccination. Le ministre de la Santé et l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a procédé à son lancement, hier vendredi, 23 juillet, à l’hôpital Philippe Maguilen Senghor de Yoff. Ce, après la réception de 151 200 doses du vaccin Johnson & Johnson, sous forme de don des États-Unis.

« Nous avons reçu 151 000 doses du vaccin Johnson & Johnson, a-t-il exulté. Cela va nous permettre de reprendre et d’accélérer notre stratégie de vaccination. Ce don est arrivé dans un contexte où les Sénégalais sont venus massivement nous réclamer la vaccination. Je me réjouis de cette grande prise de conscience nationale qui, en tout cas, nous rassure. Parce que la vaccination nous semble être la solution pour stopper la vaccination. »

Le ministre se veut rassurant dans la distribution des doses nouvellement reçues. « Nous sommes effectivement dans une perspective de distribuer et de dispatcher ces doses dans l’étendue du pays. La distribution d’ailleurs a démarré. Aujourd’hui, Dakar a reçu ses doses. Et les autres régions vont recevoir dès demain leurs doses. La première stratégie consistait à se limiter à une cible de personnes âgées et de personnes ayant une comorbidité. »

« La stratégie est ouverte : les Sénégalais de 18 et plus sont éligibles à la vaccination. Aujourd’hui, il faut se rendre compte que la 3e vague est caractérisée par la présence de variants Delta qui touchent énormément de jeunes. Beaucoup de jeunes sont dans les CTE (Centres de traitement des épidémies), beaucoup sont touchés et vont même en cas graves. Donc, il faut se lever comme un seul homme pour stopper la contamination parce que la progression est exponentielle, et n’est pas proportionnelle à la capacité litière que nous avons. Ce qui peut, en réalité nous sauver, c’est de respecter les mesures barrières et d’accélérer la vaccination."

Pour Johnson & Johnson, le calendrier, c’est en une seule dose, d’après les indications du directeur de la Prévention au ministère de la Santé, Dr El Hadji Mamadou Ndiaye. Mais les Sénégalais qui ont pris une première dose d’Astrazeneca, dans la stratégie nationale, devront prendre leur mal en patience au moins jusqu’au 29 juillet, date de réception des prochaines doses du vaccin indien, a appris Emedia.
Par ailleurs, "le fait d’avoir pris sa première dose et d’attendre après le rendez-vous initial qui a été retenu, ne remet en aucun cas en cause la qualité du système immunitaire installé par la première dose", a rassuré la tutelle.

"Ce n’est pas grave. C’est sans effets majeurs", a confirmé, à Emedia, Dr Ousmane Gueye, ancien responsable du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (SNEIPS) muté aujourd’hui à l’hôpital de Pikine. Et, a-t-il appuyé, ces candidats au vaccin Astrazeneca doivent attendre parce qu’"il n’est pas encore permis au Sénégal" d’alterner les vaccins.

Quid des similitudes entre Pfizer et Johnson & Johnson ? "C’est le même procédé de fabrication", a-t-il expliqué. Avant de mettre un bémol, soutenant que "ce n’est pas encore dans le protocole au Sénégal".

Avant ces 151 200 doses de Johnson & Johnson, le Sénégal avait, d’abord, commandé, auprès de la Chine, en février dernier, 200 000 doses du vaccin Sinopharm, à deux milliards F CFA. Ce, avant que l’initiative Covax, chapeautée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ne se mette en branle. Le pays a, ensuite, reçu un premier lot de 324 000 doses du vaccin Astrazeneca, en mars 2021, puis un deuxième lot de 184 400 doses du même vaccin, en juin 2021, un don de la France.
Avant, au mois de mai, les autorités sanitaires avaient reçu un deuxième lot de 300 000 doses de vaccin Sinopharm offert au Sénégal.

Le bulletin épidémiologique annonce qu’hier vendredi, 23 juillet, 2 570 personnes ont été vaccinées, portant le nombre total à 625 510 sur plus d’un million (1 159 600 précisément) de doses réceptionnées.

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