LES PRÉJUGÉS QUI COLLENT À LA PEAU : « ALLEZ VOUS MARIER OU CUISINER »

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JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

Dr Amayel Diop BA fait partie de ces femmes dont la tête dépasse. Enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques, elle est aussi maître de conférences assimilé, et militante des droits des femmes, également coordonnatrice des masters portant sur le genre, et la consolidation de la paix. Cette tête bien faite a eu à représenter aussi bien l’université, que certaines organisations, dans des événements consacrés au leadership féminin.

Dans cette interview accordée à Emedia.sn, ce 8 mars, journée dédiée à la femme, elle nous raconte son expérience de femme en milieu universitaire. Les anecdotes foisonnent. ’’Je me rappelle qu’à chaque fois, je me levais à 05 heures du matin pour venir à la Fac pour avoir une place mais je n’ai jamais eu de place. Je m’asseyais sur les escaliers. Je me rappelle aussi quand je faisais le DUA, c’est l’équivalent, avec le système LMD, du Master 2, les cours se déroulaient de 18 heures à 21 heures. Parfois de 18 heures à 22 heures. (...) Des hommes nous regardaient parce qu’on était des femmes, on était 2 ou 3 à l’époque dans la classe, ’’mais qu’est-ce que vous faites là, il faut aller vous marier ou cuisiner’’, quelque chose comme ça, vous voyez. Il y a toujours des stéréotypes mais il faut gérer tout ça."

Ne parlons pas de la vie de famille. "Là aussi, ce n’est pas facile. Mais on s’organise également en trouvant la bonne personne qui comprenne que ce que vous faites aussi c’est important. Avec ça, je pense qu’on peut s’en sortir. Ce n’est pas évident mais on se dit que la femme, c’est une mère, une épouse mais aussi un agent de la société’’.

Pour elle, l’éducation a fait la différence, avec un papa qui ne faisait pas de distinguo entre ses fils et ses filles.

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