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LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS D’ALIOU CISSÉ

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Le match

« C’était un match très disputé. En face de nous, il y avait une très bonne équipe de la Guinée équatoriale qui nous a causé pas mal de difficultés. Nous avons fait une très bonne première période. Je disais aux garçons à la mi-temps qu’ils seront encore plus forts en seconde période. On a eu cette mentalité de rester dans le match et de pouvoir marquer ce 2ème but, puis le 3ème. On aurait bien aimé terminer la compétition sans encaisser, mais on ne retiendra que la victoire. Avant le match, j’ai dit aux garçons de rester concentrés, de ne pas sortir du match. Ce qu’ils ont fait. Il faut féliciter l’adversaire qui est très, très fort techniquement. Nous sommes vraiment satisfaits et nous dédions cette victoire à notre peuple. »

Le coaching gagnant

« Cheikhou, on le connaît, c’est un garçon expérimenté. Pape Guèye a pris un carton jaune et il était amoindri. Il ne jouait plus normalement. Donc, il fallait le sortir. Quand Cheikhou est entré, il nous a apporté de la stabilité. Pour Ismaïla, on savait qu’il pouvait rentrer à n’importe quel moment. Nous nous battons depuis deux mois contre Watford pour le garder avec nous. Je connais ses qualités, je sais que l’équipe a besoin de lui. Il n’a pas besoin de beaucoup d’occasions pour marquer. Je suis très fier et satisfait de ces entrées. Nous avons choisi 28 joueurs. On utilise presque tout le monde. Quand vous regardez cette Can, c’est la première fois qu’autant de joueurs rentrent et sortent. Mes garçons sont prêts, il y a une solidarité, le groupe vit bien. Donc, c’est important que la solution puisse venir du banc. »

La montée en puissance

« On ne s’enflamme pas, on sait que tout n’a pas été parfait dans cette rencontre. On a voulu mettre de l’intensité, mais le match a démarré tout doucement. Comme j’ai l’habitude de le dire, nous avons connu un début de préparation difficile. On me disait toujours que je cherche des excuses, mais quand vous perdez dix joueurs, c’est normal que les débuts soient poussifs. On n’a jamais abandonné. On s’est concentrés sur nous, on a bien travaillé. Tout le monde est d’accord que le Sénégal est en train de monter en puissance. »

Demi-finale face au Burkina Faso

« On a toujours cru en nous, on a continué à travailler, malgré les critiques. Ça fait six ans que nous sommes ensemble, on a disputé plusieurs types de matchs dans le continent. Il y a des joueurs d’expérience. Certains en sont à leur 4ème Can. J’ai été footballeur, je connais la compétition. Dans les moments difficiles, on est restés sereins. Donc, le fait de gagner contre la Guinée équatoriale fait plaisir. Rien n’est fait. Il nous reste deux matchs. Il va falloir bien récupérer et préparer ce match contre le Burkina Faso qui sera très difficile. Nous nous attendons donc à un match très compliqué. Cette équipe actuelle du Burkina est différente de celle qu’on a rencontrée en 2016 et 2017 en éliminatoires de Coupe du monde. Les Alain Traoré, Kaboré (Charles), Bancé (Aristide) ne sont plus là. Aujourd’hui, il y a des jeunes talentueux. L’instabilité (politique) du pays fait en sorte que les garçons sont très motivés pour honorer le drapeau. Et dans nos confrontations, ça n’a jamais été facile entre les deux pays. Nous allons préparer ce match sereinement, tout en sachant que les matchs qu’on a joués en 2017 où on n’a fait 0-0 à Dakar et 2-2 à Ouaga prouvent les difficultés qu’on a de jouer contre cette équipe. Adversaire pour une éventuelle finale ? À ce niveau de la compétition, il n’y a pas de préférence. Aucun match ne sera facile. Il n’y a que de grosses équipes qui restent. L’Égypte est une grosse équipe, le Burkina Faso et le Cameroun sont de grosses équipes. »

Ce qu’il y a à corriger

« Il est difficile de rester concentré tout au long de la rencontre, même s’il faut accepter les qualités de l’adversaire. On a eu trop de temps forts en première période, on aurait pu marquer ce 2ème but, on ne l’a pas fait. En début de rencontre, ils ont percé le milieu parce qu’on n’était pas assez compacts. Ce sont des choses qu’il faut rectifier. Mais dans l’ensemble, les garçons ont respecté les consignes. »

Entrée décisive de Ismaïla Sarr

« J’ai beaucoup insisté pour qu’il puisse partir du groupe. Il a bien travaillé pour pouvoir se remettre de sa blessure et arriver à ce niveau. Est-ce qu’il est capable aujourd’hui de démarrer un match ? Je n’en suis pas sûr. On va l’intégrer petit à petit. On avait prévu de lui donner du temps de jeu en quart de finale, ça a plutôt bien marché. C’est un titulaire. Quand il joue, ça nous donne de la percussion, il peut libérer Sadio Mané et pousser l’adversaire à surveiller les deux côtés. Nous sommes très satisfaits d’avoir misé et de l’avoir gardé avec nous. »

Sortie de Boulaye Dia

« Boulaye était blessé. Il a reçu un coup à la cheville. On a appelé Ismaïla, ça a tardé un peu, parce qu’il était en train de mettre son protège tibia. J’espère que sa blessure n’est pas grave. C’est lui qui a demandé à sortir. »

De nos envoyés spéciaux à Yaoundé

31 janvier 2022


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