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LES PROFESSIONNELS ANNONCENT UNE PLAINTE AUPRÈS DU CEMGA

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Les professionnelles de la publicité haussent le ton. Ils ne digèrent pas la destruction de leurs panneaux publicitaires. Depuis quelques jours, la Direction de surveillance et du contrôle de l’occupation du Sol (Dscos) procède à une opération de dépollution visuelle sur le long de la Corniche-Ouest et le long de la route de l’aéroport par la RN1. Même s’ils disent adhérer à l’idée de dépollution, l’Association des professionnelles des Régies publicitaires du Sénégal (APRP) a fustigé le caractère sélectif auquel ont procédé les gendarmes de la Dscos. « Au lieu de lutter contre les publicitaires clandestins qui posent des panneaux de manière anarchique, au lieu de soutenir des entreprises créées en bonne et due forme, les autorités semblent s’être données : liquider et de tout simplement liquider des entreprises sénégalaises.

Volontairement ! Ils ont détruit les supports qui appartiennent à l’association. Mais ils n’ont pas détruit ceux qui appartiennent à leurs amis. Ils ont vendu tous ce qui est bon à des étrangers », renseigne le président de l’APRP, Abdoulaye Thiam. Pour lui, les gendarmes de la Dscos ont procédé de manière illégale en précédant à la destruction. « Nous allons déposer une plainte contre cette forfaiture auprès du Haut Commandement de la Gendarmerie et directeur de la Justice militaire », a-t-il déclaré. Selon M. Thiam, il y a des politiciens tapis dans l’ombre qui veulent profiter des marchés de l’Etat avec des entreprises étrangères.

La révolte des travailleurs
« Non à la destruction de nos panneaux », « arrête ce massacre », « ne touche pas à notre outil », « 10 000 emplois en l’air » sont, entre autres slogans, que l’on pouvait lire sur les gilets des travailleurs des régies publicitaire qui étaient venus soutenir leur patron, ce jeudi, à leur conférence de presse. « Nous sommes les plus impactés. On est en train de vandaliser nos outils de travail. Si on gâte nos outils, comment allons-nous vivre ? Comment faire vivre nos familles ? Ils ne nous même demander nos avis ? L’État devait se soucier de nos conditions de travail. Si nous n’avons plus de métier, certains d’entre nous vont sûrement tenter la mer. Ce sont les panneaux qui sont nos gagne-pain », M. Ndoye travailleur à Régipub.

Babacar FALL

9 décembre 2021


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