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« LES SERVICES DÉLOCALISÉS SONT DÉJÀ OPÉRATIONNELS »

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L’hôpital Aristide Le Dantec a suspendu ses activités pendant dix-huit mois, à partir du lundi 15 août 2022. Il sera reconstruit sur trois hectares pour augmenter sa capacité d’accueil. Ainsi, certains services ont été délocalisés à l’hôpital Abass Ndao. C’est ainsi que nous avons rencontré le directeur dudit établissement sanitaire, Dr Amadou Ndiaye qui a fait le point sur le redéploiement de certains services et l’effectivité de la mesure.

Avec la fermeture de l’hôpital Aristide Le Dantec, pouvez-vous nous faire le point sur les différents services qui ont été redéployés ici ?

Dans la délocalisation des spécialités de Dantec, nous avons eu à recevoir le service des biologies moléculaires. C’est un labo de référence dans le cadre de la sérologie rétrovirale notamment pour la recherche de l’ADN virale, mais aussi qui est un laboratoire de recherches et qui faisait des tests Covid pour les voyageurs. Donc, ce laboratoire est installé et il est opérationnel. Bien évidemment la salle des machines fonctionne et leur activité n’est pas bloquée. On est en train également d’aménager le plan pour permettre juste sur le plan bio sécuritaire parce qu’il y’a des normes de biosécurité qu’il faut respecter. D’autre part, nous avons reçu tout le service de la chirurgie pédiatrique. L’activité a commencé depuis le 18 août. Ils ont démarré les consultations parce que le service vient avec les dossiers des malades. Il y’a un bloc opératoire pour les urgences qui permet de garder la même activité qu’à Dantec. Donc ce vendredi, il y’a la néphro pédiatrie qui doit commencer ses consultations. Le médecin lorsqu’il était à Dantec, il consultait 40 patients par jour.

Avez-vous fait des expressions de besoins ?

Nous attendons aussi du renfort en personnel par rapport à la réanimation. Parce que, qui dit activité chirurgicale, dit également médecin anesthésiste réanimateur. Il y’a dans la répartition un anesthésiste qui va à Dantec et un autre qui vient ici à Abass Ndao. Nous attendons aussi dans la répartition des techniciens supérieurs en anesthésie pour accroître l’activité chirurgicale. Dans le cadre du renfort du personnel, il y’a aussi la chirurgie. Dans un premier temps, c’est ce qui est répertorié, entre autres, pour Abass Ndao. Maintenant, la médecine interne a fait une expression de besoins aussi bien pour le service que pour le bloc opératoire. Pareil pour le service chirurgical et la pédiatre. Le SAU (service accueil urgence) n’est pas en reste, sans oublier un renfort pour le service de la cardiologie. Last but not least, on a deux gastro anthropologues qui sont là.

L’effectivité se fait timidement. Mais aujourd’hui ce redéploiement de service ne va-t-il pas chambouler le travail qui se faisait avant ?

Vous savez qu’avec la fermeture de l’hôpital Le Dantec les patients iront vers d’autres structures qui sont dans les environs. Et dans les structures environnantes il y’a Abass Ndao qui est au cœur de Dakar. C’est sûr que la demande est importante. Que le personnel de Dantec vienne ou ne vient pas ces patients seront pris en charge par les spécialistes qui sont là sur place. Mais le redéploiement de ce personnel va contribuer à mieux les prendre en charge. Il ne se posera un problème de chevauchement. L’espace peut ne pas être grand mais quand le cœur est grand je pense qu’on peut tout supporter. Le médecin chef du bloc me disait d’ailleurs que c’est une question de cœur. Parce qu’on est dans le service public et rien n’appartient à personne. Et le médecin, contrairement à ce que les gens disent, a prêté serment pour s’occuper du patient.

Du service déployé. Du personnel également déployé. Aujourd’hui est-ce que Abass Ndao maintient ses tarifs ou bien ce sont les mêmes tarifs que Le Dantec ?

Ça me fait sourire parce qu’au Sénégal tout est normé. Il y’a le tarif public défini par arrêté ministériel. Il y’a aussi le tarif du privé. Que ce soit Dantec, que ce soit Abass Ndao ou autre pour la même activité on est dans la même intervalle tarifaire. On ne dépasse jamais l’intervalle. Et tous les établissements publics de niveau 3 sont obligés de respecter ces tarifs. C’est également différent du tarif privé qui est fixé par arrêté. Donc, il n’y a pas de changement et le même logiciel sera utilisé pour la tarification. J’ai demandé à tous les spécialistes de me transférer la liste de leurs actes, le coût, les tarifs. Parce que ces tarifs seront intégrés dans le logiciel et l’activité va continuer comme telle.

Awa DIOP avec Cheikh Moussa SARR

19 août 2022


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