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LES TÉMOIGNAGES ÉMOUVANTS D’ENFANTS VIVANT AVEC UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE

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Special Olympics a pour but de fournir des entraînements et des compétitions sportives, dans des sports olympiques à des enfants et adultes ayant une déficience intellectuelle. On leur donne ainsi l’occasion de développer leur forme physique, de faire preuve de courage et d’aptitude, de faire l’expérience de la joie, dans une ambiance d’amitié et de fraternité avec les autres athlètes de Special Olympics, les membres de leur famille et la Communauté.

Les membres de cette organisation étaient à Dakar pour deux jours pour la capitalisation des expériences. S’exprimant à cette occasion, des enfants vivant avec une déficience intellectuelle ont eu à faire quelques témoignages. Ils ont soutenu qu’ils se sentaient isolés mais grâce à Special Olympics, ils ne sont plus des enfants à part mais des enfants à part entière. « Lorsque je marchais dans la rue les gens se moquaient de moi. Mais aujourd’hui grâce à ce programme, j’ai entamé une nouvelle vie », a-t-elle dit. Il faut dire que ces enfants ont eu à participer à plusieurs compétitions internationales. Des rencontres au cours desquelles ils ont remporté plusieurs médailles.

L’appel des parents à l’État du Sénégal
De leur côté, les parents demandent à l’État du Sénégal d’accompagner ce programme et œuvrer pour le bien-être de ces enfants. Ils demandent à l’État des soutiens financiers, d’encadrement professionnel et d’assistance sociale.
Il faut dire que Special Olympics Sénégal est une association qui existe depuis 32 ans. Cette organisation est présente dans les 8 régions du pays notamment à Bignona, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Kaolack, Mbour, Kolda et Dakar.

Babacar Gaye, porte-parole des parents, renseigne que cet atelier a permis de faire ressortir un bilan positif et des idées ont été émises dans le cadre du progrès. Mais, indique-t-il, il reste encore beaucoup de choses à faire surtout de la part de l’État du Sénégal à qui il revient de droit de prendre en charge l’éducation, la santé et la formation de tout enfant comme s’est inscrit dans la constitution. Selon lui, l’État devait accélérer le processus d’intensification de création d’infrastructures comme des classes dans les écoles publiques mais aussi d’encourager la formation professionnelle pour les enfants en déficience. Et pour qu’il ait une bonne formation, peste-t-il, il faut veiller à la formation du personnel d’encadrement pour que l’école soit réellement inclusive. Toutefois, il invite l’État à octroyer une subvention à ces derniers afin qu’ils puissent vivre en harmonie comme tout enfant.

Cheikh Moussa SARR

12 mai 2022


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