LIBÉRATION DU DR BABACAR DIOP ET CIE : LA RÉACTION DU COLLECTIF ŃO LANK

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JUSTICE

Le collectif ’’Ño Lank’’ à l’heure du bilan suite à la répression de sa manifestation interdite sur la Place de l’Indépendance. Pour ses membres, qui ont fait face à la presse, dans la nuit du vendredi, le combat ne fait que commencer.

Sur la libération de 5 de leurs 8 camarades détenus, Mamadou Lamine Dianté, un des membres du collectif de refus et ses camarades dénoncent une « politique de deux poids, deux mesures ». En effet, Dr Babacar Diop, professeur de Philosophie à la Faculté de Lettres et Sciences humaines de l’UCAD, et 4 autres des manifestants arrêtés le 29 novembre dernier, les étudiants Souleymane Diockou, Mamadou Diao Diallo, Malick Diallo Biaye et Papa Lamine Touré, ont bénéficié d’une liberté provisoire. Au moment où Guy Marius Sagna 2 autres des manifestants, "Leuz Def Tekk" et Ousmane Sarr, restent détenus.

« On ne peut que s’en réjouir, et ils vont nous rejoindre dans le combat parce que c’est ce même combat qui les a conduits en prison, dit Dianté Mais ce qu’on n’accepte pas, c’est qu’il y ait eu une politique de deux poids, deux mesures. La manifestation des camarades a fait le tour du monde. Toutes les charges qui pèsent sur Guy Marius Sagna ne relèvent que de l’interprétation de la volonté et du désir du Procureur. Comment peut-on reprocher à quelqu’un qui fait une manifestation pacifique les mains dans les poches de faire dans la rébellion. Placé sous mandat de dépôt, il occupe une cellule pour terroristes. Le juge ne s’est pas encore prononcé sur son cas, on le met dans une cellule réservée à des terroristes. »

Poursuivant, l’enseignant ajoute : « Le refus de la manifestation nous conforte dans l’idée que le pouvoir n’a pas raison d’augmenter le prix de l’électricité. Nous sommes dans un pays qui s’appelle le Sénégal où il y a des acquis démocratiques obtenus de haute lutte. Aujourd’hui, on ne peut pas comprendre ce recul démocratique en 2019 ».

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