UNE SAGE-FEMME ALERTE SUR DES CAS DE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS À LABGAR

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SANTE

A Labgar, dans le département de Linguère, les cas de cancer du col de l’utérus sont de plus en nombreux. L’alerte est sonnée par la sage-femme du poste de santé de la commune, Marie Hélène Teneng Sène. Selon ses estimations, 98 cas suspects ont été décelés lors du dépistage de quelques 500 femmes.
"Présentement, j’ai peur parce qu’il y a assez de col (de l’utérus) suspects. Je ne sais pas si après le frottis, tous ces cas vont me revenir positifs ou non mais à l’heure où je vous parle, j’ai peur", dit-elle.

En attendant, les résultats des tests prélevés, son récit sur la détection du premier cas fait froid au dos. "Un agent de santé ne doit pas pleurer devant les accompagnants de malades mais ce jour-là je n’ai pas pu me retenir. Cette dame, quand je l’ai vue, je pensais que c’était un accouchement à domicile, une hémorragie de la délivrance. J’ai dit aux accompagnants ’’où est le bébé ?’’. Ils m’ont dit ’’non, ce n’est pas un accouchement, elle est malade’’. J’ai dit ’’non. Cela ne peut pas être une maladie’. Elle saigne abondamment’’. Ils m’ont répondu ’’en tout cas, nous, on n’a pas vu de bébé’’. J’ai dit ’’comme ce n’est pas un accouchement, c’est sûrement un avortement hémorragique’’. Mais quand j’ai fait l’examen, j’ai vu que ce n’était ni un accouchement, ni un avortement. C’était un cancer à un stade avancé", détaille-t-elle, au micro de Radio Sénégal.
D’où son plaidoyer pour un "dépistage précoce". Car selon elle, "le traitement est cher et la guérison difficile".

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