LITIGE FONCIER A OUAKAM : UN TF SIGNÉ PAR ABDOU KARIM FOFANA INSTALLE LA POLÉMIQUE

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SOCIETE

Le titre foncier 1751/NGA, ex 5007/DG, est source d’une vive polémique à Ouakam. Les dignitaires de la communauté Lébou n’accordent pas leurs violons sur cette assiette foncière comprenant le Super-Plateau, situé en face du Monument de la Renaissance Africaine. La conférence de presse que le conseil des notables de la collectivité de Ouakam a convié, ce mardi, a failli entraîner une bataille rangée entre deux camps rivaux sur ce TF. Il s’agit du camp du Jaraaf Youssou Ndoye qui a mandaté leur conseiller spécial, Omar Guèye Muller et le camp dirigé par le président du Conseil des notables, Saltigué Badou Laye Ndoye.

En 2015, ces terres litigieuses avaient fait l’objet de suspension de la part du préfet de Dakar. C’est par la suite que les notables de la collectivité Léboue de Ouakam, sous la houlette du Jaraaf Youssou Ndoye, avaient obtenu, en 2016, à la Cour suprême, la levée de cette suspension. Aujourd’hui, ce titre foncier fait l’objet de morcellement. Le site en question contient plus de 1171 lots. 90% de ces lots sont actuellement habités. C’est ce qui intrigue le Saltigué Badou Laye Ndoye. « Ces terrains ont été vendus par Youssou Ndoye et son équipe. Aujourd’hui, ils veulent faire avaler la pilule à notre communauté. Omar Gueye Muller a, à lui seul, vendu neuf (09) parcelles à plus d’un milliard F CFA. Il n’a versé que 10 millions de F CFA dans le compte de la collectivité pour que son forfait soit validé. Nous n’allons pas l’accepter », a-t-il déclaré.

Pour Omar Guèye Muller, si ces terrains font l’objet d’un lotissement, c’est parce qu’ils ont l’autorisation de le faire. « Nous avons une autorisation de lotir signée par le ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, le 20 avril 2020. Nous demandons à la Descos, qui nous accompagnés jusqu’ici, d’appliquer l’arrêté sanctionnant l’autorisation du ministre », a-t-il répliqué.

Face à la presse, le Jaraaf Youssouf Ndoye se désigne comme la seule voie légitime pour parler au nom de la communauté Lébou de Oukam. « Ces gens veulent avoir une reconnaissance auprès de l’Etat afin qu’ils aient la légitimité de parler au nom de la collectivité. Ils sont à la recherche de profits. Ce n’est pas l’intérêt de Ouakam qui les intéresse. Certains d’entre eux ont volé des parcelles et les ont données à leur proche », a-t-il répliqué.

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