LUTTE CONTRE LE TERRORISME : L’APPROCHE GLOBALE DE L’EGYPTE

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INTERNATIONAL

A l’image des autres pays du monde, la question du terrorisme est prise très au sérieux en Egypte. Et, pour lutter contre ce phénomène mondial, l’Etat égyptien a sa propre vision : une approche globale incluant les dimensions politique, militaire et idéologique. Une vision présentée par le Dr Mohamed Higary, ancien sous-ministre des Affaires étrangères pour les Affaires asiatiques de l’Egypte lors de la 53ème session de formation des jeunes journalistes africains organisée par l’Union des Journalistes africains en collaboration avec le Conseil suprême pour l’Organisation des médias.

Parler de la lutte contre le terrorisme de manière globale signifie faire face à toutes les organisations terroristes sans discrimination. Telle est la vision du gouvernement égyptien pour faire face à cette lancinante question. Selon le diplomate qui a porté cette vision de l’Egypte devant les jeunes journalistes, Mohamed Higary, Il n’y a pas de place pour limiter cette confrontation à la résistance à une ou deux organisations terroristes. Des groupes terroristes deviennent actifs via un réseau diabolique et cancéreux où ils sont connectés les uns aux autres par le biais d’un contexte idéologique, d’un financement clandestin et d’une coordination militaire, du renseignement et de la sécurité. Par conséquent, il n’y a pas de place pour réduire cette confrontation à un seul théâtre d’opérations et au mépris de l’autre. Pour réussir à éliminer le danger du terrorisme, l’ancien sous ministre des affaires étrangères pour les affaires asiatiques de l’Egypte reste formel : « nous devons affronter toutes les organisations terroristes de manière globale, dans le même temps et sur tous les fronts ».

Le financement, l’armement et le soutien politique et idéologique, autant de questions auxquelles il faudra d’abord trouver des réponses. Car souligne, le diplomate, le terroriste n’est pas seulement l’homme qui porte une arme, mais aussi celui qui l’entraîne, lui fournit les armes entre autres.
Qui leur achète les ressources naturelles qu’ils contrôlaient auparavant, telles que le pétrole dans le cas de l’Iraq et même maintenant dans des endroits comme la Libye ? Qui collabore avec eux dans le trafic de drogue ? D’où obtiennent-ils leur soutien financier ? Comment ont-ils accès à des médias connus qui ont accepté de devenir un porte-parole de propagande pour une organisation terroriste ?, la réponse à ces questions participerait à lutter contre le terrorisme. Mohamed Higary invite cependant certains pays à partager leurs informations et leurs bases de données sur les combattants terroristes étrangers.

Partager informations et bases de données sur les combattants terroristes étrangers

La troisième partie de la vision égyptienne de la lutte contre le terrorisme, c’est de mettre fin à la capacité de ces organisations de recruter de nouveaux combattants par le biais d’une gestion globale aux niveaux idéologique et intellectuel. La lutte contre le terrorisme est d’abord intellectuelle. La confrontation réussie de l’organisation terroriste devrait inclure la paralysie de sa capacité à recruter et à attirer des sympathisants via des interprétations erronées d’enseignements religieux qui les éloignent de leurs véritables objectifs de tolérance et les incitent à réaliser des gains politiques.
L’Égypte prend actuellement une initiative visant à rectifier le discours religieux, ce qui déboucherait sur une réforme intellectuelle globale et même sur une révolution permettant de montrer le caractère authentique de la religion islamique tolérante et d’empêcher toute tentative de manipulation de la religion afin de répandre des interprétations et des prétextes invoqués. La mise en œuvre de cette initiative est sous la supervision directe d’Al-Azhar Al-Sharif, l’une des grandes institutions religieuses du monde et d’Égypte.

Aucun pays n’est à l’abri du terrorisme. Et les pays qui n’ont pas jusqu’ici connu des actes terroristes comme le Sénégal ne doivent pas dormir sur leurs lauriers. Le gouvernement sénégalais est invité à fortifier sa puissance militaire, se battre pour garder la situation du pays stable, installer un dialogue permanent entre les acteurs politiques, sensibiliser d’avantage, lutter farouchement contre l’émigration clandestine , identifier ceux qui financent les terroristes et surveiller davantage les frontières. Le Pays doit aussi coopérer avec les autres nations pour ensemble mener le combat. Ces solutions aideraient le Sénégal à résister à ce phénomène mondial conseille Mohamed Hadary.

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