La Société civile note les "signes d’une fracture identitaire" à recoller

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires, la Société civile a alerté sur « les signes d’une fracture identitaire, ethnique, confrérique » à recoller au plus vite. Le gouvernement doit s’y atteler afin de "garder intacte la cohésion sociale "du pays, selon le professeur Babacar Gaye.

Le chef de la Mission d’observation de la Société civile pour le compte de la présidentielle du 24 février dernier note que les disfoncfontionnemments notés ne remettent pas en cause la crédibilité du scrutin du 24 février.

La Société civile salue la conformité de la campagne au code électorale, la prise en charge somme toute " tardive " sécuritaire des candidats et le bon déroulement du scrutin "dans l’ensemble". Elle décrié toutefois l’absence de candidatures féminines, la non réception de cartes d’électeurs et invite la Cena " mettre en oeuvre toutes ses prérogatives " et mieux réguler les médias privés.

En outre, une recomposition politique est notée, marquée par l’absence de candidats du PDS et du PS ainsi que l’émergence de nouveaux acteurs comme Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall.

La Mission a déployé 2135 observateurs qui ont visité 10880 bureaux de vote. Soit 74 %. Le reste étant couvert par les 1000 observateurs déployés par l’Eglise catholique.

Moundiaye Cissè recommande aux autorités étatiques de faire plus d’efforts allant dans le sens de sensibilisation des électeurs pour éviter le fort taux de bulletins nuls (plus de 40.000) constatés au cours de cette élection.

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