Le message de Rigoberta Menchú aux Sénégalaises

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JOURNÉE DE LA FEMME

Prix Nobel de la paix en 1992, Rigoberta Menchú était l’invitée d’honneur du président Macky Sall, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, hier, vendredi 8 mars. Très « honorée » par cette invitation, la concernée s’est réjouie de l’ambiance et de la communion entre le chef de l’Etat et « ses femmes ». « C’est un grand honneur pour moi de me retrouver auprès de vous avec les femmes, dit-elle. Je vois des femmes tellement élégantes, joyeuses et pleines d’enthousiasme. Je me rends compte que le monde qui serait plus juste, plus équitable est (celui) plus proche des
femmes qu’avant. »

Poursuivant, elle ajoute que « c’est une chance de voir, à partir du Sénégal, que toutes les femmes du monde entier continuent à aller de l’avant. » Toutefois, déplore-t-elle, « dans beaucoup de partie du monde, il y a encore des problèmes liés surtout à la violence, à l’iniquité et surtout, nous assistons à la déshumanisation de la société. » Comme solution, Rigoberta Menchú venue du Guatemala invite « donc à œuvrer pour un monde qui redevienne plus humain. » Il s’agit, tout d’abord, détaille-elle, de « prendre conscience du problème pour agir efficacement. Je pense que si nous agissons ensemble, en ce moment là, nous nous impliquons véritablement dans ce qu’il faut faire. » Ensuite, indique-t-elle, « nos actions doivent permettre une transformation pour un monde meilleur. On peut construire une école, par exemple, mais la priorité est de transformer la société », insistant que « ce qui est très important, la santé (mentale, spirituelle et physique) de la femme. Parce qu’une femme qui n’a pas une bonne santé, ne peut aider personne. Je dirais même qu’elle n’aide personne. »

« Femmes réalistes »

Rigoberta Menchú demande « aussi (aux femmes) de ne jamais perdre de vue la réalité. Parfois on croit qu’on a vaincu et on baisse les bras alors qu’elles doivent rester réalistes pour être efficaces. »
Concluant, l’hôte du chef de l’Etat s’est ainsi adressé à ce dernier : « Je dois dire que je suis jalouse parce que vous avez beaucoup de femmes enthousiastes. »
Rigoberta Menchú, née à Chimel (Guatemala) le 9 janvier 1959 , est une activiste des droits de l’homme ; elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1992, « en reconnaissance de son travail pour la justice sociale et la réconciliation ethno-culturelle basées sur le respect pour les droits des peuples autochtones. »

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