Le poisson menacé de disparition : Greenpeace Afrique sonne l’alerte

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ENVIRONNEMENT

Les réserves halieutiques de l’Afrique de l’Ouest sont sérieusement menacées par l’industrie de la farine et de l’huile de poisson, destinée à l’exportation. L’ONG Greenpeace, qui sonne l’alarme dans son rapport intitulé ’’Poisson détourné’’, publié hier mercredi, 19 juin, prédit la disparition de la sardinelle ronde et plate et de l’éthmalose d’Afrique. Selon le rapport de l’organisation, ces espèces « indispensables à la sécurité alimentaire de ces pays, sont surexploitées ».

« Des centaines de milliers de tonnes de poissonS sont transformées en farine ou en huile pour l’exportation, au détriment d’environ 40 millions d’Africaines et d’Africains », note le rapport. Lequel souligne que ces usines sont au nombre de 8 dont 4 en activité, 2 en construction, 2 temporairement inactive. En Mauritanie, elles sont 39 dont 33 en activité. 3 sont en activités en Gambie.

Selon les estimations de Greenpeace, l’Union européenne caracole en tête des exportations du Sénégal avec 1 836 tonnes, en 2017, suit le Japon avec 1 606 tonnes, pour la farine de poisson. Concernant l’huile de poisson du Sénégal, 2 604 tonnes ont été exportées en 2017.

Inquiet, Ibrahima Cissé, le responsable de la campagne ’’Océans’’ de Greenpeace Afrique, interpelle les autorités étatiques des pays concernés : « Les gouvernements des pays d’Afrique de l’Ouest doivent protéger les stocks halieutiques de la région. Leur priorité doit être le droit à la sécurité alimentaire de leurs citoyens, en réduisant rapidement les volumes de poissons destinés à la production d’huile et de farine. »

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