Les étudiants de l’Ugb joignent à leur lutte Amnesty

news-details
Affaire Fallou Sène

Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint Louis dénoncent les lenteurs judiciaires notées dans l’affaire Fallou Sène. Ces derniers, demandant que lumière soit faite dans cette affaire, ont, rapporte EnQuête, saisi, ce jeudi, Amnesty International. « Il faut que le droit soit dit. Les autorités étatiques, qui ont promis de faire toute la lumière sur cette affaire, doivent respecter leur parole », a déclaré Alioune Gueye, l’un des dirigeants du mouvement estudiantin. Qui ajoute : « l’aveu est la meilleure des preuves. Et le gendarme qui a tiré sur Fallou Sène a reconnu son acte. C’est une procédure de flagrance. Nous allons remuer ciel et terre pour que l’auteur de ce crime comparaisse devant les tribunaux compétents ».

Selon le journal, le porte-parole estime que cette affaire est une question de corporatisme. Le tueur, dit-il, est un gendarme c’est pourquoi le ministère des Forces armées rechigne à le poursuivre.

Le directeur exécutif d’Amnesty International/ Sénégal pense la même chose que les étudiants. Selon Seydi Gassama, si c’était un civil qui avait tué une personne, on ne chercherait pas à savoir s’il l’a fait de façon volontaire ou involontaire. Pour lui, l’auteur des faits, quelque soit sa position sociale, ne doit pas être exempt du droit, car, précise-t-il, il a fauché une vie humaine et il doit payer cela.

Vous pouvez réagir à cet article