Les fortes recommandations de la Société civile

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Moundiaye Cissé, le coordonnateur de la mission d’observation de la société civile, invite le chef de l’Etat nouvellement réélu, Macky Sall, à ouvrir le dialogue avec l’opposition, entre autres, recommandations après l’élection présidentielle du 24 février 2019. Propos recueillis par Radio Sénégal.

Constats

« Nous (observateurs) jugeons satisfaisante l’organisation de l’élection dans l’ensemble, à part quelques impairs notés suite au redécoupage de la carte électorale, qui a fait que beaucoup d’électeurs n’ont pu retrouver leur bureau de vote. Sinon, dans l’ensemble, dire que cela s’est très bien passé. C’est le lieu de saluer la maturité du peuple sénégalais qui a fait preuve de grandeur en allant voter dans le calme et la discipline au point que le lendemain les gens sont allés au travail. »

Recommandations

« La recommandation forte que nous faisons, c’est d’ouvrir les discussions (pour) un dialogue autour des lois aujourd’hui qui ont fait l’objet de polémique comme (celle) sur le parrainage. C’est le lieu de la revoir afin qu’on ait un minimum de consensus autour de cette loi-là. Il y a la question des doublons qui pose problème. Nous pensons qu’une plateforme informatique pourrait le régler, le fait que quand on saisit un parrain alors qu’il (soutient) déjà un autre candidat, que cela ne puisse pas être acté. Il y a une autre recommandation qu’on a faite aussi, c’est que la CENA (Commission électorale nationale autonome) joue encore plus efficacement son rôle par rapport au processus électoral, que les membres dont le mandat est arrivé à terme puissent être remplacés (ndlr : L’opposition réclame le départ de Doudou Ndiaye, président de la CENA depuis 2009). Il y a également la question de la distribution des cartes d’électeurs. Nous devons trouver le moyen de simplifier la distribution des cartes. Ensuite, il y a l’attente qui est réelle qui est une sorte de fracture qu’on est en train de voir par rapport aux confréries, aux ethnies. Le Sénégal a jusqu’ici été préservé de cela et, c’est une alerte forte que nous lançons par rapport à cette question. Il y a toujours eu une homogénéité des confréries et des ethnies, que nous devons préserver. »

Questions sensibles

On ne peut pas parler de vote confrérique. C’est les sorties après cela qui posent problèmes (parce que) les gens sont libres de voter pour qui ils veulent. Le vote étant personnel, on ne peut pas parler de vote confrérique ou ethnique. Le problème n’est pas à ce niveau. Le problème, c’est l’interprétation et la lecture que les gens font du comportement d’électeurs d’une région ou d’une ethnie, non. Le vote est libre et personnel. Ce qu’il faut éviter, c’est les dérives consécutives aux sorties malheureuses de certains candidats ou partisans. C’est des questions qui sont très sensibles. »

Dialogue avec l’opposition

« Le dialogue est plus que nécessaire parce qu’aujourd’hui (c’est) la voie royale qui mène à des élections libres et transparentes. Il y a, comme je l’ai dit, une rupture de confiance sur pas mal de questions qui nécessitent qu’il y ait un dialogue pour arriver à des consensus et, aller vers les (élections) locales. Parce que « ces élections » vont encore mobiliser les citoyens et c’est dans dix (10) mois. »

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