MACKY SALL DEMANDE AUX AGENTS DE FORTESA DE FAIRE UN EFFORT POUR SAUVER LEUR BOITE

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FÊTE DU TRAVAIL

Envoyés au chômage technique au début du mois d’avril et restés 16 mois sans percevoir de salaire, les travailleurs de Fortesa ne pourront pas compter sur le président de la République pour gagner leur bataille contre leur employeur. Le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts / FC), Cheikh Diop, qui a plaidé la cause de ces employés, ce 1e mai, à la salle des banquets, devant le chef de de l’État, déclare qu’ils vivent le calvaire. Selon leur porte-voix, la direction de Fortesa ne leur verse même pas d’indemnités et ne s’acquitterait pas non plus des cotisations sociales.

Mais, en réaction à cette interpellation du SG de la Cnts / FC, Macky Sall demande aux agents de Forteza de consentir à un effort de sacrifice pour sauver leur outil de travail. Il s’est présenté en avocat de la société qui exploite le gaz naturel à Gadiaga. À en croire le chef de l’État, la société Forteza, spécialisée dans l’exploitation du gaz, traverse des moments difficiles avec l’incendie que ses puits ont connu, il y a 4 mois. S’y ajoute que la société a une faible production de gaz.

« Nous avons fait venir des spécialistes pour éteindre le feu des puits de Gadiaga. C’est dire que Forteza traverse des difficultés majeures. Mais le ministre du Pétrole et des Énergies va suivre le dossier pour le respect du Code du travail, surtout pour les cotisations sociales de ces travailleurs », a déclaré le président Macky Sall qui recevait les cahiers de doléances des centrales syndicales. Toutefois, pour ce qui concerne les cotisations sociales, le président de la République a instruit le ministre du Pétrole et des l’Energie à veiller à ce que le code du travail soit bien respecté.

Le 2 avril dernier, par une note de service signée par le Directeur général Rogers Beall, la société Forteza annonçait la mise en chômage technique partiel d’une soixantaine d’agents dans un premier temps, suivi de la mise en chômage technique de l’ensemble du personnel sur la période allant du 1 avril au 30 septembre 2021, sur la base de l’article 65 du Code du travail. Dans ladite note, parcourue par Emedia, l’entreprise évoquait "une crise profonde liée à la baisse de la production de gaz".

En réaction, les travailleurs contestait de tels arguments, rétorquant que la production gazière mensuelle de l’usine est de 600 000 m3, soit un volume de 20 000 m3 par jour. Ils dénonçaient également leurs conditions de travail qu’ils jugent "mauvaises", mettant en avant "un défaut de couverture médicale et de versement à l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) depuis 2017".

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