MACKY SALL ÉCRIT ET DÉCRIT LE SÉNÉGAL

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NOUVEAU LIVRE

Un livre intitulé « Le Sénégal au cœur » vient de paraître aux éditions du Cherche Midi. Son auteur : Macky Sall.

En moins de deux cent pages, le président de la République résume un parcours bosselé, riche, vivant et constellé de faits qui, mis bout à bout, constituent une trame de vie de l’homme politique qu’il n’a cessé d’être.

D’ailleurs pour s’apercevoir que la trajectoire s’est très tôt dessinée, le souvenir d’une rencontre avec un vieil homme lui sert de viatique : « Vois-tu mon fils, tu veux diriger le Sénégal. C’est bien, mais sache que la politique ne se réduit pas à de beaux discours à Dakar et dans quelques grandes villes du pays. Pour que la politique ait un sens et une portée, il faut que vous autres ayez un regard plus attentif au monde rural, aux zones reculées de ce pays. »

Attention : le mot est ainsi lâché et il structure ce livre joliment écrit avec des phrases courtes, limpides sur un ton qui restitue l’action par des images, des anecdotes et des leçons pratiques de vie. Homme de contacts – la photo de couverture l’illustre- le Président Macky Sall veut s’adresser à ses compatriotes par des « propos toujours à la croisée d’une ambition réaffirmée et d’une foi renforcée. »

Géologue de formation, il privilégie la profondeur avec « l’observation et l’analyse » comme outils de perception et de compréhension. Mieux, il s’en sert pour amorcer l’immersion tout en usant du recul et de la distance pour maîtriser l’objet, la matière ou la situation. C’est la lclé de compréhension de l’action du président de la République.

Venu à la politique par conviction grâce à « une foi en des lendemains qui porteront les fruits des efforts cet des sacrifices consentis du peuple sénégalais », il se découvre sous une démarche qui « impose une tenue et une forme de retenue. » Ce trait de caractère servi par un esprit « rebelle » et soutenu par une corpulence imposante donnent de lui l’image d’un « homme de combat » malgré le surnom de « Niangal Sall », autrement dit « Sall le sévère » que lui attribuent certains titres de la presse sénégalaise jamais en panne d’inspiration.

A ses dépens, il comprend que le jugement est « approximatif » donc susceptible d’être fondé sur une erreur d’appréciation. En vérité, « point de sévérité » se défend-il, tout au plus est-il dans la « retenue » qu’il estime liée « à son parcours à son histoire » qui lui vient de loin.

Le combat, ajoute le Président Macky Sall c’est toute sa vie : pour être ingénieur, pour l’homme politique qu’il admirait, contre l’injustice dont « il était victime », pour devenir « plus fort et gagner un combat à assumer par devoir au nom de la République. » Le passé qu’il ne renie pas l’a construit. Assurément.

Son livre « Le Sénégal au cœur » comprend une vingtaine de chapitres allant de l’enfance (qui le construit) à « Monsieur le Ministre » en passant par l’éducation ou l’Afrique n’est pas mal partie (encore un combat !), les réformes, « la longue marche » (un clin d’œil à un passé turbulent d’étudiant), la politique comme héritage et engagement , la diaspora comme « quinzième région » ou encore un « Africain à Paris, notamment à l’Institut français du pétrole (déjà une prémonition ?)

L’émotion traverse le livre au chapitre de « l’enfance à dévorer » dans lequel les souvenirs présidentiels se font plus précis, plus concis et révèlent une forte personnalité qui sommeillait » en « ce fils discret » que n’a pu déceler « l’homme qu’il admirait et servait avec loyauté. » Détail croustillant, deux autres complétaient le tableau de la famille dépeint par la presse : Idrissa Seck, « le fils pressé », Karim Wade, « le fils adoré » et lui bien évidemment... Un cocktail ! La suite est connue.

En outre le chapitre consacré aux libertés révèle un vrai défenseur de celle-ci. Un temps incompris, il joue la carte du temps et, exemples à l’appui, affiche sa détermination à préserver « la liberté d’expression et d’opinion » qui « doit être absolument garantie ». Il précise par ailleurs que la presse, tout comme les chaînes de télévision, « ne sont soumises à aucune censure ».

Sa doctrine à cet égard se veut claire et sans ambages : « Nous pensons que le peuple est assez mûr pour faire sa propre analyse ». Il aborde également un sujet complexe et délicat : « L’Islam des Lumières » dans un pays à « 95 % musulman » mais ce qui n’en fait pas, tant s’en faut, un « Etat islamique ».

En revanche il fustige ceux qui tentent de nier le fait religieux, « inconcevable » à ses yeux d’autant qu’au Sénégal, « l’islam s’est construit dans la tolérance, l’acceptation de l’autre » et, sur la base de confidences d’autorités chrétiennes, « le Sénégal est un pays béni. »

Ce chuchotement le galvanise. Le voilà qui repart au combat avec « Marème toujours à ses côtés ». Sans doute « son charme de conquête massive… » en direction de 2019.

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