MACKY SALL, HÉRAUT DES REVENDICATIONS CONTINENTALES

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Assemblée générale de l’ONU

Le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, semble déjà avoir revêtu son costume de futur Président de l’Union africaine, position qu’il occupera en 2022. Devant la tribune des Nations Unies où il participe à la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, il a appelé "les pays et Institutions partenaires à travailler l’assouplissement des règles de l’OCDE pour libérer le potentiel de l’investissement en Afrique." "Chacun y trouvera son compte, a-t-il plaidé. Car les besoins en investissements d’une Afrique en construction constituent autant d’opportunités de croissance et de prospérité partagées."

De même, a-t-il relevé, "la réforme des Nations Unies s’impose 76 ans après la naissance de notre Organisation. Le système multilatéral inspire confiance pour autant qu’il fédère les aspirations et intérêts de toutes ses composantes. Il est temps que la composition du Conseil de Sécurité reflète les réalités des Nations Unies du 21e siècle, dans toutes leurs diversités, et non celles, révolues, du monde de l’après-guerre."

Macky Sall pourfendeur d’une "transition énergétique inéquitable"

Dans ce sillage, a souligné Macky Sall, "le Sénégal réaffirme son attachement à la position africaine commune exprimée dans le Consensus d’Ezulwini. Bâtir notre avenir commun, c’est aussi prendre soin de notre planète, conformément au principe de responsabilité commune mais différenciée, face aux ravages du réchauffement climatique. Au titre de sa Contribution déterminée nationale, le Sénégal poursuit ses efforts de transition énergétique, portant les énergies renouvelables à plus de 30% de ses capacités électriques installées. Ce taux sera renforcé avec le projet en cours d’électrification solaire de 1000 villages, en partenariat avec le Fonds Vert Climat et la Banque ouest africaine de Développement. A terme, grâce à la stratégie gas-to-power, nous visons un objectif de 100% d’énergies propres avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières."

Toutefois, a-t-il fait remarquer, "nos pays ne peuvent réussir la transition énergétique et renoncer aux schémas pollueurs des pays industrialisés, sans une alternative viable, juste et équitable. L’exploitation du gaz naturel comme énergie de transition doit être soutenue."

C’est pourquoi, a-t-il insisté, "le Sénégal considère que l’arrêt des financements de la filière gazière, sous prétexte que le gaz est une énergie fossile, sans tenir compte du fait qu’il est aussi et surtout une énergie propre, serait une grave atteinte à nos efforts de transition énergétique, d’accès universel à l’électricité, de compétitivité et de développement économique et social. Nos pays qui subissent déjà le poids écrasant de l’échange inégal ne sauraient porter le fardeau d’une transition énergétique inéquitable. J’appelle, par conséquent, au maintien des mécanismes de financement du gaz comme énergie de transition".

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