MACKY SALL : « JE N’AI JAMAIS DIT QUE JE FERAI UN TROISIÈME MANDAT »

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POLITIQUE

Le Chef de l’Etat a reçu, vendredi dernier, une délégation de la société civile. L’occasion d’aborder plusieurs points à la suite d’une semaine compliquée, marquée par les évènements qui ont suivi l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko.

Selon le journal Les Echos, les questions du troisième mandat, de l’amnistie pour Karim Wade et Khalifa Sall ou encore de la libération des détenus politiques dans le cadre du dossier Ousmane Sonko ont été au menu des échanges.

Macky Sall aurait ainsi dit à ses hôtes qu’il n’acceptait pas de se voir exiger quelque chose. « En tant que chef de l’Etat, je ne peux pas accepter qu’on m’exige quelque chose. On peut discuter et trouver des pistes de solutions, mais l’Etat doit rester fort », a-t-il indiqué, dans des propos repris par le quotidien d’informations générales.

"QUAND ON EST CONVOQUÉ PAR LA JUSTICE, ON DOIT ALLER RÉPONDRE"

Dans un autre registre, le président Sall aurait martelé à ses interlocuteurs que le débat sur le troisième mandat ne serait entretenu que par les opposants : « Arrêtez ce débat et travaillons. Je n’ai jamais dit que je ferai un troisième mandat. » Puis, à propos de Karim Wade et Khalifa Sall, il s’est dit très ouvert à aller dans le sens d’une amnistie, qui permettrait à ces derniers de pouvoir revenir dans le jeu politique. Quid du respect calendrier électoral, autre point de divergence avec la classe politique ? Macky Sall assène, à ce propos, que « l’Etat ne peut pas, chaque 10 ou 12 mois, organiser des élections ».

Un discours qui sonne comme une réponse à la sortie de Sonko qui, le jour de son inculpation suivie d’un placement sous contrôle judiciaire, exigeait, par la grâce d’un rapport de forces qu’il jugeait en sa faveur, un respect du calendrier électoral. Justement, concernant Sonko, Macky Sall aurait jeté une pierre dans le jardin de son opposant le plus radical, sans le citer nommément mais avec une allusion on ne peut plus claire : « Quand quelqu’un est convoqué par la justice, il doit aller répondre. Wade, Idrissa Seck et moi l’avons fait. » L’intéressé appréciera...

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