MACKY SALL : "Je suis très attaché à l’égalité des chances"

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ADRESSE À LA NATION

Le discours est plus long que d’habitude. Deux fois plus long que celui de l’année dernière où l’adresse à la Nation n’avait duré que 14 minutes 36 secondes contre 29 minutes 50 secondes ce 31 décembre 2018. Pour le reste, le style et le décor n’ont pas beaucoup changé : même style d’habillement, costume sombre cravate bleue assortie, chemise blanche. Seul le drapeau de l’Union Africaine, absente l’année dernière, s’ajoute cette fois-ci au plan. Dans le fond, Macky Sall, pour le dernier message de son présent mandat présidentiel, a abordé plusieurs thèmes allant de la Politique économique à l’élection du 24 février 2019 (effleurée en toute fin de discours), en passant par les Transports, l’Energie, la Pêche, l’Agriculture, l’Education, la Jeunesse ou encore l’Ecologie. Un discours bilan dont nous vous proposons les grandes lignes.

ÉDUCATION, FORMATION, EMPLOI

« L’éducation et la formation continuent de rester au cœur de nos priorités. Chaque enfant de ce pays, quel que soit ses origines sociales, doit avoir la chance d’aller à l’école, d’être utile à lui-même, à sa communauté et à la Nation. C’est pourquoi nos investissements dans l’éducation ont évolué de 310 milliards en 2011 à 477 milliards pour le budget 2019. Nous avons élargi une mise à niveau de la carte scolaire par la construction et la réhabilitation de plus de 10 mille salles de classe, 340 écoles élémentaires, 203 collèges, 36 lycées, 185 daaras et 20 blocs scientifiques et techniques entre autres infrastructures.

Le programme zéro abri provisoire se poursuit afin que tous nos enfants étudient dans les conditions dignes. Ces dernières années, plus de 800 000 enfants ont pu rejoindre les chemins du savoir. Et grâce à nos progrès dans la scolarisation et le maintien des filles à l’école, nous avons atteint la parité fille-garçon du préscolaire au baccalauréat. Je me réjouis de cette avancée majeure de notre système éducatif parce que je suis très attaché à l’égalité des chances.

Je rends hommage à cette occasion à tous les enseignants de notre pays puisque l’enseignant est le premier intrant pédagogique. J’ai institué le grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant afin que la Nation honore, chaque année, nos meilleurs enseignants. Nos efforts ont également porté sur l’enseignement supérieur avec des avancées sociales significatives dont la résolution du dossier de la retraite des enseignants et la livraison de résidence à Dakar, Bambey et Ziguinchor.

Le doublement de la capacité d’hébergement des étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la revalorisation du taux mensuel des bourses d’étudiants et la baisse du prix de la restauration dans les universités publiques et afin le démarrage d’un nouveau programme de construction d’hébergement, de restaurants, de centres médico et de terrains de sports pour Thiès, Bambèye, Ziguinchor, Kaolack, Fatick et Kaffrine. En fin, la carte de l’enseignement supérieur, longtemps limitée à 5 régions, couvrent désormais 12 de nos 14 régions. Mais au-delà des importants investissements dans le système éducatif, il nous faut davantage promouvoir l’apprentissage aux métiers par une formation professionnelle et technique qui prépare mieux à l’emploi et à l’auto-emploi. C’est l’objet du projet phare « formation - école - entreprise » dont j’ai lancé la phase-pilote en mars dernier pour un financement de 5 milliards destinés à 25 000 jeunes. Dans le même esprit, la Délégation à l’Entrepreunariat rapide (DER) des femmes et des jeunes soutient des porteurs de projets ne pouvant pas accéder aux crédits bancaires. Par souci d’équité territoriale, elle déploie ses activités dans toutes les régions et a déjà financé plus de 53 000 bénéficiaires.

Depuis 2012, l’administration publique et notre vaillant secteur privé ont su créer en nette plus de 491 000 emplois, hors secteur agricole et hors secteur informel. Ma conviction est que, pour maintenir cette dynamique de transformation en Afrique, nous devons opérer un changement de paradigmes pour l’avènement d’un secteur privé fort porté par une vision et soutenu par un leadership politique. Je reste plus que jamais persuadé que c’est là la condition d’une émergence solide et durable de l’Afrique et de son intégration réussie dans le concert mondial au bénéfice exclusif de nos populations. Au fil des années, nos efforts de développement inclusif et de protection sociale se sont aussi amplifiés avec la revalorisation des pensions de retraite de l’enseignant, la baisse de l’impôt sur les salaires, des prix du loyer et des tarifs de l’électricité. Nous avons mis en place des initiatives et programmes novateurs comme le PUDC, le PUMA, les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle, la gratuité de la césarienne et des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les cartes d’égalité des chances pour les personnes vivant avec un handicap. »

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