MACKY TIENT SON DIALOGUE, L’OPPOSITION TIENT SES OCCASIONS

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POLITIQUE

« C’est ensemble que nous réussirons. C’est ensemble que nous pourrons labourer le champ de tous les possibles, conquérir de nouveaux horizons, consolider nos acquis et relever les défis devant nous. À cette fin, mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi je tends la main à toutes et à tous, pour engager un dialogue ouvert et constructif, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Je ferai des propositions dans ce sens, après ma prestation de serment le 2 avril 2019. Je convie à ce dialogue républicain toutes les forces vives de la Nation, sans exclusive ; dialogue auquel mes prédécesseurs, les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pourraient apporter leur contribution ».

Ainsi parlait le chef de l’Etat Macky Sall, au lendemain de la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle du 24 février à laquelle il était sorti largement vainqueur. Macky Sall a l’occasion de matérialiser cet appel au dialogue, à partir de ce jour, nouvelle date repère dans le bouillant calendrier socio-politique du pays. Dans la salle des banquets du palais de la République, acteurs politiques et économiques, autorités religieuses et coutumières, syndicalistes, membres de la société civile vont, pendant des tours d’horloge, échanger avec le président de la République qui sera entouré de ses proches collaborateurs.

À cette occasion, les travaux préparatoires entamés avec la composante politique, portaient sur la définition des termes de référence (TDR), le choix d’une personnalité neutre pour mener les concertations qui devraient déboucher sur un consensus politique.

Le modèle institutionnel sénégalais impose le dialogue. L’article 58 de la Constitution, assure aux partis politiques qui s’opposent à la politique du Gouvernement le droit de s’opposer. Le Préambule de la Constitution affiche explicitement : « la volonté du Sénégal d’être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et, un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie et un rouage indispensable au bon fonctionnement du mécanisme démocratique ».

À ce titre, le dialogue national constitue une belle tribune pour prendre en charge la problématique de la bonne gouvernance, les belles perspectives économiques et sociales qui s’ouvrent à notre pays à travers la deuxième génération du Plan Sénégal Emergent (PSE II), les enjeux liés à la découverte du pétrole et du gaz.

Pour l’opposition, ce sera également une occasion à ne pas manquer pour négocier certains points essentiels retrouvés sur leurs différentes revendications ces dernières années : la libération du prisonnier Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, l’arrêt de la situation d’exilé de Karim Wade, ancien ministre sous le magistère de son père, Me Abdoulaye Wade, mais également la lancinante question du fichier électoral tout comme le calendrier des élections locales et législatives, autant de sujets qui sont revenus comme des serpents de mer.

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