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MAÏMOUNA BOUSSO PRÉCISE…

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Elle siège aujourd’hui au sein de la Conférence des leaders de la Coalition Yewwi Askan Wi (Yaw) en tant qu’opposante. Posture qu’elle a toujours occupé depuis 2012 à travers les différentes plateformes de lutte. Ce qui traduit une certaine continuité dans la lutte contre l’injustice et pour le respect des règles démocratiques. Ce qui avait amené la présidente du mouvement ‘’Forces citoyennes’’ à appeler à voter contre Wade en 2012, pour barrer la route un 3ème mandat de ce dernier.

Elle l’a fait savoir devant le Jury du dimanche (Jdd), ce 11 décembre 2022. « Je ne regrette pas d’avoir élu le Président Macky Sall, en 2012, a-t-elle assumé. C’est le destin. En 2011, je fais partie des pionnières de cette lutte contre la 3e candidature. Nous risquions notre vie à la Place de l’Obélisque, et à la Place de l’Indépendance. Parce que nous croyions vraiment à cette alternance proposée par le Président Macky Sall. Nous avons jugé en 2019 que l’alternative proposée par Idrissa Seck était la bonne, (et) nous l’avons soutenu ». Juste pour dire que pour Maïmouna Bousso, il n’a jamais été question d’accompagner politiquement Macky Sall et Idrissa Seck, mais d’appeler à voter pour ces opposants d’alors qui se battaient avec toutes les forces vives du pays pour la démocratie et l’État de droit.

Ce qu’elle reproche à Macky Sall
À l’heure du bilan, elle retient « qu’il faut apprendre de ses choix » pour « faire de meilleurs choix dans l’avenir. » Mais, aujourd’hui, l’opposante estime que le président réélu en 2019 « a trahi la confiance du peuple sénégalais », en s’éloignant, dit-elle, de la rupture promise.
« 80% des jeunes sont des marchands ambulants », a-t-elle affirmé, soulignant que « le long des trottoirs de Dakar, vous ne voyez que des jeunes. » Alors qu’ils sont « valides et vaillants, (ces derniers) n’ont rien d’autre à faire que de vendre », se désole-t-elle, par ailleurs, tout en niant « toute volonté de l’État d’avoir des industries. »

Elle soutient mordicus que du fait de sa trajectoire, « le président Sall n’avait pas le droit à l’erreur ». « La priorité, ce n’est pas le Brt, des stades, le Ter à milliards, la priorité, c’est l’éducation des jeunes, la santé pour tous, la sécurité de nos enfants, de nos filles et de nos mères. Il est passé complètement à côté », a-t-elle poursuivi.
Avant de rappeler que depuis 2014, avec le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr-opposition), son mouvement a participé à toutes les plateformes constituées contre le régime en place.

Le sens de son engagement
Revenant sur le sens de son engagement, Maïmouna Bousso, a défendu sa position de militante contre l’injustice. « Je n’ai jamais été militante de Karim Wade, a-t-elle corrigé. Ceux qui me suivent savent que je suis assez constante dans mon engagement citoyen qui est un engagement sincère, patriotique. Depuis 2011 jusqu’à maintenant, nous luttons contre les injustices, pour plus démocratie, pour un État de droit. Cela nous a amenés par moment à soutenir untel ou un autre parce qu’il est dans une situation d’injustice et de traque due à sa position politique. Pour cela, nous n’allons pas changer que ce soit pour un nommé Karim Wade, Khalifa Ababacar Sall, ou aujourd’hui Ousmane Sonko. Nous sommes toujours sur cette même lancée. Nous ne sommes pas dans l’opposition parce que c’est un choix délibéré (mais) nous pensons que c’est là où les populations ont plus besoin de nous pour porter leurs doléances. »

Aujourd’hui, le sort réservé à Aminata Touré, tête de liste nationale de la mouvance présidentielle, Benno Bokk Yakaar (BBY), lors des élections législatives, ne la laisse pas indifférente.

Dié BA
Pape Doudou DIALLO (Photo)

11 décembre 2022


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