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MAJORITÉ ET OPPOSITION SE PRONONCENT

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Les états-majors des partis politiques et coalitions de partis se disent prêts à aller aux élections législatives dans moins de six mois. Le respect du calendrier républicain était d’ailleurs, pour eux, une condition du dialogue politique.

Les élections législatives vont officiellement se tenir, le 31 juillet 2022. Le décret convoquant le corps électoral, signé par le chef de l’Etat, a été rendu public, ce mercredi, au sortir de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres. Du côté de l’opposition comme du pouvoir, l’on se tient prêt. En prenant une telle décision, le président de la République ne fait que respecter la loi, arguent-ils. Pour le Parti républicain pour le progrès (Prp), formation politique de l’opposition dirigée par Déthié Fall, il n’y a pas lieu à se réjouir de cette décision qui s’inscrit dans l’ordre normal des choses.

« Je n’ai pas d’apriori par rapport à ce qui a été fait. C’est dans l’ordre normal des choses. Le chef de l’Etat avait déjà annoncé les couleurs lors de son allocution du 31 décembre passé. Donc, s’il maintient le cap, on s’en félicite. Il n’y a pas d’arrière pensée. On sort des locales, il y a eu des résultats. Quoique le Président pense qu’il est majoritaire, bon on y va et chacun verra ce que ça va donner », a déclaré Ibrahima Ndiaye, chargé de la logistique et des finances du PRP.

Au niveau de la mouvance présidentielle, c’est le même son de cloche. Cheikh Sarr, leader du parti Niaxx Jarinu, plénipotentiaire de Benno Bokk Yakaar (BBY), estime que le président de la République n’est pas concerné par les élections législatives. Donc, en prenant une telle décision, il ne fait que respecter le calendrier républicain. D’ailleurs, a-t-il indiqué, c’était une exigence de l’opposition lors du dialogue politique. « Le Président respecte les Lois de ce pays. Il est dit que lorsque le mandat est terminé, il faut convoquer le corps électoral, choisir la date des élections pour que des députés soient élus. Il ne faudrait pas voir à son niveau un quelconque calcul. Le président de la République est un démocrate, un républicain. C’est lui le garant du respect des institutions et des lois du pays. Ce qu’il a fait entre naturellement dans ses prérogatives, au-delà de son camp politique », a déclaré M. Sarr.

C’est un délai de six mois qui séparent le scrutin municipal et celui législatif. Mais, au niveau des états-majors, tout est fin prêt. La coalition Yewwi Askan Wi qui vient d’engranger de bons résultats aux élections locales du 23 janvier 2022 estime, déjà, pouvoir imposer une cohabitation à l’Assemblée nationale lors de la prochaine législature. « De notre côté, dans l’opposition, nous sommes fins prêts pour aborder correctement ces législatives et au moins imposer une cohabitation. Il n’y a pas de calcul à faire. La coalition Yewwi Askan Wi est prête à aller à ces élections. La machine est déjà huilée », s’enorgueillit, le chargé de la Logistique et des Finances du Prp, Ibrahima Ndiaye.

À en croire Cheikh Sarr, cette question a été déjà tranchée du côté du pourvoir. Le porte-parole de la Ld retient que, ce sont les pronostics des détracteurs du régime qui ont été déjoués. « Certains croyaient que ces élections ne seraient pas organisées à date échue. Ils commençaient à réfléchir sur les initiatives pour, entre guillemets, mettre le pouvoir sous pression. Le fait que le président ait déjà choisi la date, montre que, comme nous l’avions dit lors du dialogue politique, que le calendrier républicain va être respecté. Je me rappelle même qu’à cette occasion, l’opposition avait posé comme condition que l’on dise que l’on ne reporterait pas les élections », a-t-il déclaré.

Babacar FALL

3 février 2022


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