MALANG DIÉDHIOU A BRIEFÉ LES "LIONS" SUR L’INTÉGRATION DE LA VAR

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SÉNÉGAL - BÉNIN

En conférence de presse, Aliou Cissé et Salif Sané n’ont pu échapper aux questions concernant la VAR, dont le dispositif sera mis en place pour la toute première fois de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations, lors de ce premier quart de finale de l’édition 2019 qui opposera le Sénégal au Bénin. L’ancien arbitre sénégalais Malang Diédhiou, qui a brillamment officié lors de la dernière Coupe du monde avant de ranger son sifflet, fait partie du collège des instructeurs choisis par la CAF pour préparer les différents arbitres mais également les équipes en quart de finale, étape à partir de laquelle la VAR entre en vigueur.

Pour mieux préparer les différentes équipes, la CAF a dépêché des instructeurs auprès des équipes qualifiées pour leur faire une présentation globale de l’outil vidéo. « Un instructeur est désigné pour chaque équipe, nous explique une source, proche de la Commission des arbitres de la CAF. » La rencontre de briefing ne dure pas longtemps. Concrètement, l’instructeur fait un exposé détaillée avec « une présentation globale de comment ça fonctionne et dans quels cas l’utiliser » avant de répondre éventuellement à des interrogations.

Pour le Sénégal, c’est un instructeur sénégalais, l’ancien arbitre Malang Diédhiou, qui a donc été désigné pour la tâche dont il s’est d’ailleurs acquitté peu de temps après la conférence de presse de ce matin et il n’a certainement pas eu du souci à se faire comprendre dans la mesure où le Sénégal a disputé la Coupe du monde Russie 2018 où la VAR était déjà en vigueur.

C’est d’ailleurs ce qui pousse le coach des "Lions" à estimer que son équipe a été préparée en conséquence et ne fera que s’adapter à une situation qu’elle a déjà expérimentée. Par contre, son défenseur central Salif Sané lui, avoue qu’il n’est pas trop fan de l’utilisation de la vidéo dans l’arbitrage. Ce qui ne l’empêchera pas d’être prêt à faire avec.

Quand a-t-on recours à l’assistance vidéo ?

Trois principaux incidents (plus un quatrième d’ordre administratif) ont été identifiés comme pouvant changer le cours d’un match

BUT

Le rôle des arbitres assistants vidéo est d’aider l’arbitre à déterminer si une infraction à même d’invalider un but s’est produite. Si le ballon a franchi la ligne, le jeu est déjà interrompu et il n’y a pas d’impact direct sur le match.

PENALTY

Le rôle des arbitres assistants vidéo est de veiller à ce qu’aucune décision clairement incorrecte ne soit prise au moment d’accorder – ou de ne pas accorder – un penalty.

CARTON ROUGE

Le rôle des arbitres assistants vidéo est de veiller à ce qu’aucune décision clairement incorrecte ne soit prise au moment d’exclure – ou de ne pas exclure – un joueur.

IDENTITÉ ERRONÉE

Le rôle des arbitres assistants vidéo est de veiller à ce que l’arbitre ne se trompe pas sur l’identité du joueur à avertir ou à exclure.

Comment fonctionne l’assistance vidéo 
ÉTAPE 1

Un incident se produit

L’arbitre informe les arbitres assistants vidéo ou ces derniers recommandent à l’arbitre qu’une décision/qu’un incident doit être analysé(e).

ÉTAPE 2

Visionnage et recommandation

La séquence vidéo est analysée par les arbitres assistants vidéo, puis ils indiquent à l’arbitre via son oreillette ce que la vidéo montre.

ÉTAPE 3

Décision ou action

L’arbitre accepte l’information des arbitres assistants vidéo et prend la décision appropriée, ou demande à visionner la séquence vidéo sur le bord du terrain avant de se prononcer.

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