MALI : LES TRAVAILLEURS SUSPENDENT LEUR GRÈVE FAUTE D’INTERLOCUTEURS

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SOUS-RÉGION

Faute d’interlocuteurs au sommet de l’État, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a dû suspendre son mot d’ordre de grève.

Lors de son précédent mouvement d’humeur initié la semaine dernière, l’UNTM avait paralysé la quasi-totalité des services publics et privés à travers le pays, ont rapporté des médias locaux.

L’administration générale, des banques, écoles et services de santé sont entre autres secteurs touchés par cet arrêt de travail de cinq jours. Et les pertes sont estimées à plus d’une vingtaine de milliards de FCFA, selon des économistes.

Sa deuxième grève courait du lundi 24 au vendredi 28 mai, suite à l’échec des négociations avec le gouvernement, autour de la nécessité de la concertation, du dialogue social pour restaurer la confiance, renforcer la paix sociale, avoir une convergence et la cohésion des opinions dans le traitement des revendications et des accords conclus.

Au Mali, un conseiller spécial du vice-président Assimi Goita par ailleurs chef de la junte qui avait renversé l’ex-président IBK, en août 2020, a annoncé, dans une déclaration sur l’ORTM que le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane "ont été mis hors de leurs prérogatives".

"Suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, le gouvernement dirigé par Moctar Ouane, s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux", indique le communiqué du colonel Assimi Goïta.

Selon le document, une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition, contrairement au serment prêté lors de son investiture le 25 septembre 2020.

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