MAMADOU SY MBENGUE DANS LE COLLIMATEUR DES SYNDICALISTES

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Mamadou SY Mbengue, le directeur général de la Société des habitations à loyer modéré (SN-HLM) est à couteaux tirés avec les syndicats de la boîte. "Au secours", c’est le cri de détresse que ces derniers ont lancé. À en croire le collège des délégués de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), la SN HLM agonise. Une mauvaise passe imputée à la direction. Pour rappel, Mamadou SY Mbengue a été débarqué, en octobre 2019, de la direction de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), à la suite d’un bras de fer avec le président du Conseil d’administration, Mamadou Racine SY.

Aujourd’hui, ses décisions sont contestées par les syndicats maisons de la SN HLM. Celles-ci concernent, entre autres, les affectations jugées "arbitraires" ou "les mutations d’agents, en violation des dispositions de la convention nationale interprofessionnelle du 30 décembre 2019.

Autres écueils, dénoncent-ils, "Mamadou SY Mbengue a sollicité l’accord du Conseil d’administration pour valider un organigramme réalisé dans le cadre d’une réorganisation supposée de la société. Mais, après avoir obtenu l’aval du Conseil d’administration, la grande surprise choquante est de constater le déploiement d’un organigramme différent surchargé de nouveaux postes non prévus. La raison fondamentale, c’est la patrimonialisation de la SN HLM par le recrutement massif de parents et clients politiques".

La situation est telle, selon le collège des délégués de la CNTS, que "la SN HLM n’a jamais connu un niveau aussi bas (voire) nul, depuis sa création en 1959", à cause de ces recrutements "dépensiers".

"Plus grave encore, martèlent les syndicalistes, SY Mbengue recrute un chauffeur payé par la SN HLM mais ce dernier est au service de sa famille".

Forts de ce fait, ils réclament l’annulation de toutes les décisions "arbitraires de mutation ou d’affectation", "le départ du Secrétaire général, Modibo Sarr et de la directrice des Ressources humaines, Ouzamatou Chitou", ainsi que "l’arrêt immédiat de tout recrutement dans la société, la suspension de tous les contrats temporaires, la régularisation des injustices sur le traitement salarial et la liquidation des crédits de construction dus au personnel".

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