MAME GOR NGOM ÉVOQUE UNE "BLESSURE DÉMOCRATIQUE"

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Listes retoquées par les préfets

Beaucoup de listes de la Coalition Yewwi Askan Wi (YAW, opposition) avaient été rejetées par les Préfets. Avant d’être rétablies par les juridictions compétentes en matière électorale. Après Matam et Saint-Louis, c’est le cas à Mbour. "La coalition Yewwi Askan Wi (YAW, opposition), soulignait son coordonnateur, Mademba BA, avait introduit un recours depuis vendredi. Ce recours a été vidé. Nous avons eu gain de cause et nous nous en félicitons vivement. Les juges ont estimé que YAW est dans son droit. Le Préfet n’avait pas fait correctement son travail. Cette décision nous conforte parce que nous étions dans nos droits".

Une question sur la maîtrise du Code électoral se pose, en prélude de la bataille électorale. "Ça interroge sur la capacité de certains intervenants dans le processus électoral, à s’approprier la loi électorale, le Code électoral, et les textes qui organisent les élections, relève, d’abord, Abdoul Malick Bousso du Forum Civil, sur iRadio. Ensuite, pointe-t-il, sur les mêmes ondes, "c’est le manque de restituer à cette question toute sa dimension."

Dans tous les cas, ce sont des gaps qu’il faudra combler, analyse le journaliste Mame Gor Ngom. "Si on part du postulat que la démocratie est le Gouvernement du peuple, il est évident que le peuple doit être au cœur de toutes les préoccupations démocratiques. C’est pourquoi, il est nécessaire de former ce peuple, de former ses citoyens et cette formation doit aller au-delà des chapelles politiques."

Revenant à la charge, Bousso insiste sur des renforcements de capacités. "Cela se faisait (mais) est-ce que cela se faisait bien ? Il faut changer les méthodes d’approche et identifier les cibles, les former en amont avant même que le processus ne démarre", explique-t-il.

L’administration doit même être la première cible avant les élections locales prévues le 23 janvier 2023, ajoute le billettiste. "L’administration doit aussi se former, doit faire une formation continue pour acquérir de nouvelles connaissances. Ce qui évitera sans nul doute ces dysfonctionnements, les forclusions notées çà et là." D’autant plus que souligne-t-il, "ces dysfonctionnements sont une blessure pour la démocratie, (pouvant) engendrer des conséquences néfastes".

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