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MANIFESTIONS MUSCLÉES, DEUX ÉLÉMENTS DU GMI SÉQUESTRÉS

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La température était très chaude hier, à l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb). Les étudiants sont descendus dans la rue pour exiger la lumière sur les circonstances du décès de leur camarade Alioune Badara Ndiaye et ont cessé les cours jusqu’à nouvel ordre. Une décision prise par la coordination des étudiants qui réclament plus de considération à leur égard, soulignant que les conditions de vie au niveau du campus universitaire ne sont pas réunies. Très remontés, ils ont monté la pression d’un cran hier par des affrontements avec les éléments de la police après avoir bloqué la RN3 et brûlé des pneus. Pire, les étudiants de l’Uadb, très déterminés, ont séquestré 2 éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) pour se faire entendre par les autorités universitaires qui, jusqu’ici, avaient décidé d’organiser une session unique pour évaluer les étudiants. Pour rappel, l’étudiant Alioune Badara Ndiaye est décédé le 30 novembre dernier à Kaolack, à la suite d’ une courte maladie. Les étudiants évoquent la thèse d’une intoxication alimentaire. Une accusation démentie par le médecin du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous).

Dans un communiqué publié hier, le Crous de Bambey précise : « Le patient a reçu un traitement sous réserve d’un retour de suivi dans les 48 heures. Malheureusement, l’étudiant a opté pour un retour à domicile à Kaolack. Le certificat de genre de mort délivré par le médecin légiste de l’hôpital Aristide Le Dantec, en exécution d’une instruction judiciaire, renseigne que le patient est décédé des suites d’une maladie hépatique avec défaillance multi céréale. » Après avoir appelé à la « sérénité de tous », le Crous s’engage à « continuer le travail pour l’amélioration de la condition des étudiants ».

Gora Ndack LÔ (Correspondant)

8 décembre 2021


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