MAODO MALICK MBAYE, DG ANAMO : « NOUS N’AVONS PAS LE BONNET D’ÂNE »

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RAPPORTS COUR DES COMPTES

Épinglée dans le rapport 2015 de la Cour des comptes pour les exercices 2013 et 2014, l’Agence nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO) peut compter sur un avocat engagé : son Directeur général. Pour Maodo Malick Mbaye, il n’y a pas de quoi fouetter un chat même si l’ANAMO est pointée du doigt pour 31 chèques d’un montant de plus de 15 millions qui ont été frauduleusement encaissés et que l’organe de contrôle a demandé l’ouverture d’une information judiciaire contre les mis en cause. « On a eu une foultitude de corps de contrôle mais touchons du bois même si on n’a pas été les meilleurs dans la gestion, nous n’avons pas le bonnet d’âne. Ça, il faut l’avouer », soutient-il.

Ensuite, le responsable politique thiessois, membre de la mouvance présidentielle, se dédouane à propos d’une implication personnelle. « La responsabilité personnelle et individuelle du Directeur général ne saurait être engagée. Parce que celui qui est visé dans le cadre des paiements, c’est l’Agent comptable. Et en son temps, à sa décharge, il avait émis des réponses que nous avions transmises à la Cour des comptes. Il me semble que ces réponses n’ont pas été prises en compte. Dans tous les cas, il nous faut être sereins dans ce genre de situations, tenir droits dans nos bottes et comprendre qu’il s’agit de rapports sur lesquels d’autres interrogations susciteront des réponses de notre part mais nous sommes sereins, et nous n’avons rien à nous reprocher », a-t-il détaillé.

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