MASSALIKOUL DJINANE, LE JOUR D’APRÈS

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REPORTAGE

On respire mieux à Massalikoul Jinaan, et alentours, après l’intense ferveur religieuse vécue hier vendredi, 27 septembre, lors de l’inauguration. Sur place, le lendemain matin, seules les manœuvres des bus remplis de pèlerins, pour le voyage du retour, ralentissent la circulation. C’est beaucoup plus fluide par rapport aux jours précédents. À part ça, un grand ménage s’impose. Des tonnes de bouteilles, canettes, sachets et gobelets en plastique jonchent le sol.

Après le passage de la marée humaine, les agents de l’Unité de coordination de la Gestion des déchets solides (UCG) sont trouvés, en pleine action, à Massalikoul Jinaan, ce samedi, 28 septembre, au lendemain des festivités liées à l’inauguration du lieu de culte. Ces agents sont aidés dans leurs tâches par une entité du ’’Kurël Noreyni » de Mame Thierno Birahim Mbacké dit Borom Darou, et petit-frère de Serigne Modou Kara Mbacké. Ousmane Diouf, chef de ladite section, et ses hommes, suivent le ’’ndigël’’ (instruction) qu’ils ont reçu de nettoyer de fond en comble les alentours de la Mosquée.

Compléter le pèlerinage

Pour leur faciliter la tâche, la prochaine fois, Mactar Fall, membre de la Brigade d’intervention rapide (BIR) de l’UCG, recommande la mise en place de poubelles sur les lieux pour « que les gens y mettent les déchets ». Faute de quoi, déplore-t-il, l’opération de nettoiement peut prendre des jours.

Le décor est autre à l’intérieur de la mosquée. Le constat est fait que les lieux ne désemplissent pas, toujours prise d’assaut par les fidèles. Ceux-là qui n’ont pas pu y accéder hier, devant la marée humaine qui a assiégé les lieux.

Chapelet en main, Sokhna Fatou Diop en fait partie. De blanc vêtue, elle peine à cacher l’émotion qui l’habite. « Je rends grâce à Dieu, dit-elle, d’une petite voix, à Emedia.sn. Je suis vraiment émue. Tous les musulmans sont contents. Je n’ai jamais vécu autant de ferveur religieuse. On remercie Serigne Touba, Serigne Sidy Mokhtar, et Serigne Mountakha. » Coincée à Colobane depuis son arrivée à Dakar, avant-hier, la pèlerine ne voulait en aucun cas rater ce moment. « Je suis arrivée à Dakar avant-hier, mais j’ai dû passer la nuit aux Hlm chez feu Serigne Sidy Makhtar. Car toutes les voies étaient bouchées. J’ai appris que des fidèles ont marché de Rufisque à Massalikoul Jinaan. Tout le monde veut vivre ce moment. »

Trouvée assise sur une natte, un peu plus loin dans l’esplanade de la mosquée, Astou Fall ne cesse de contempler le chef d’œuvre architectural que constitue Massalikoul Jinaan. Arrivées à Dakar vers 03 heures du matin hier, en compagnie de Sokhna Ndiaye, qui roupille à côté, elles n’ont pu accéder aux lieux qu’à 17 heures. « On ne pouvait pas accéder à Massalikoul Jinaan tellement il y avait du monde, confie la fidèle venant de Touba Darou Minam. On n’a même pas pu ni prier ni manger. On nous a juste remis des sachets d’eau. Mais ce n’est pas grave. Car on est mourides et Serigne Mountakha est notre guide. On prie Dieu pour qu’Il accorde une longue vie à notre Khalife. Cette mosquée, on la doit également à Abdoulaye Wade, et on l’en remercie infiniment ».

Astou Fall et Sokhna Ndiaye, venue elle de Touba Darou Salam, attendent de rassembler le prix du transport pour effectuer le voyage du retour. ’’Bamba jarnako’’ (Bamba en vaut la peine).

À côté, d’autres agents démontent les différents chapiteaux qui ont abrité les activités déroulées au cours de l’inauguration.

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