ME MOUSSA SARR, AVOCAT DE GUY MARIUS : « MON CLIENT A ÉTÉ ENLEVÉ ET SÉQUESTRÉ »

news-details
INVITÉ MATINALE ITV

Guy Marius Sagna croupit en prison depuis quelques jours. Le leader de Frapp France Dégage est en détention provisoire pour organisation d’un mouvement insurrectionnel, association de malfaiteurs et menace à l’ordre public.

Des faits qualifiés d’imaginaires par son avocat, Me Moussa Sarr, invité de la matinale d’ITV. Sans entrer dans le fond du dossier du fait du sceau de la confidentialité de l’enquête préliminaire, Me Moussa Sarr indique que les faits imputés à son client sont infondés.

« Guy a été arrêté sur la base de faits imaginaires. Mon client a été enlevé et séquestré. Il n’a commis aucune infraction. Il a été arrêté parce qu’il est membre de France Frapp Dégage, parce qu’il a été directeur de campagne du candidat Ousmane Sonko à la dernière élection présidentielle », a déclaré l’avocat, estimant qu’on ne doit pas, dans un Etat de droit, faire des détentions préventives. « C’est illégal », martèle-t-il.

« Jusqu’à présent, il n’y a pas de faits concrets sur lesquels on peut dire ce que Guy a fait. A part un poste qu’il avait publié le week-end à la suite d’un communiqué du bureau de presse de la police. Son arrestation est abusive », peste toujours Me Sarr. A son avis, nous sommes en principe dans un Etat de droit. Mais, constate-t-il pour le déplorer, depuis quelque temps, avec certaines arrestations abusives, les conditions d’un Etat de police émergent sont en train de se réunir. Lesquelles conditions sont, relève-t-il au nombre de 3. « C’est d’abord la réduction des libertés, de manifestation et de contestation, il y a la surveillance de certains citoyens.

Guy Marius Sagna a été arrêté alors qu’il n’avait reçu ni convocation, ni mandat d’amener ni mandat d’arrêt et il y a aussi la répression. Avec la réunion de ces trois conditions, il y a aujourd’hui une tendance vers un État de police émergent », a expliqué Me Moussa Sarr.

Vous pouvez réagir à cet article