MÉDIATION : MAME MACTAR GUÈYE RÉPOND À ME EL HADJI DIOUF

news-details
AFFAIRE SONKO

Cette histoire Sonko-Adji Sarr est le moment pour certains de tenter d’établir un terrain d’entente et de paix. C’est justement la raison pour laquelle le collectif des médiateurs religieux pour la préservation de l’entente et la paix civile a décidé de tenter une médiation entre Sonko et Adji Sarr. Décision que l’avocat de cette dernière n’accepte pas. En effet, Me El Hadj Diouf s’oppose à une quelconque démarche entamée par ce collectif.

Le vice-président de Jamra a tenté de faire comprendre à l’avocat que la méditation est une coutume. "C’est une tradition. Nous n’avons pas dit que nous allons substituer à la justice, nous n’y pensons même pas. Nous ne sommes ni magistrats, ni avocats. De la même manière que ces derniers feront leur travail, nous, notre méditation viendra pour éviter des conséquences et des dommages collatéraux au niveau social".

Par ailleurs, le vice-président de l’Ong Jamra s’est exprimé sur la situation tendue du pays. L’affaire Sonko-Adji Sarr est une occasion pour les jeunes de s’exprimer sur des insatisfactions longtemps enfouis, dit-il. "Il ne faut pas croire que cette histoire, dans laquelle on note les casses des Auchan stations et véhicules brûlés, est causée par le problème Sonko-Adji Sarr, non. Cette situation est une opportunité pour ces jeunes de sortir toutes les frustrations, toutes les rancœurs qu’ils ont toujours gardé en eux pendant de très longues dates", explique-t-il. Toutefois, Mame Mactar Guèye déplore et condamne tous ces actes de pillages notés depuis le début de cette histoire.

Le vice-président de l’ONG Jamra a magnifié toutes les bonnes actions qui se sont passées entre les forces de l’ordre et les manifestants. En effet, plusieurs fois, des actes de soutien sont relevés par les médias. Et selon lui, "il y a un certain sentiment de fraternité et d’osmose qui ne dit pas son nom entre les manifestants et ceux qui sont chargés de réprimer les manifestations. Ces belles images, c’est ce que je voudrais qu’on garde et qu’on sache que quand le pays vit de tels moments, il faut le transcender au plus vite afin de montrer que le Sénégal est un et indivisible".

Les menaces et certaines répressions ne sont pas adéquates pour une population dans de telles conditions, souligne Mame Mactar Guèye. Faisant référence au discours du ministre de l’Intérieur, il soutient que les mentalités de l’époque ne sont plus les mêmes qu’actuellement. "Cette jeunesse est révolutionnaire et révoltée. Les réprimer revient à récolter le contraire de ce qui est recherché. Le message du ministre a plus fâché qu’il n’a apaisé. Il faut qu’on s’adresse à la jeunesse avec sagesse".

Vous pouvez réagir à cet article