MEURTRE DU COMMANDANT SANÉ : TOUT CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR L’AFFAIRE

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KOUMPENTOUM

La presse du jour revient (à fond) sur le meurtre par balle de l’adjudant-chef et commandant de la Brigade de Gendarmerie de Koumpentoum (commune située à 100 km de Tambacounda), Tamsir Sané. Assassiné dans la nuit du jeudi à vendredi, vers 03 heures du matin, lors d’un braquage du bureau de la Poste-finances de la localité, par une bande armée de fusils d’assaut.

Le corps à Dakar pour autopsie

Il a été atteint à la tête avant de rendre l’âme sur le coup et d’être acheminé à l’hôpital régional de Tambacounda, narre LeQuotidien. Qui renseigne que le corps a été finalement transféré à Dakar pour autopsie.

Quatre (4) autres personnes dont le vigile du bureau de la Poste-finances, et trois (3) pandores, sont blessées. Ils sont internés au centre de santé de Koumpentoum. Le gardien est dans un état critique, alerte Walf Quotidien. « Gravement atteint aux côtes », l’un des gendarmes serait sur le point d’être évacué d’urgence à Dakar, informe Les Echos.

Le commandant de Brigade et ses hommes tentaient de neutraliser les assaillants. Seulement confie une source au journal : « Ils étaient lourdement armés. L’opposition faite à la réalisation de leur forfait a provoqué un échange de tirs nourris, entendus durant toute la nuit ». D’ailleurs, les stigmates sont visibles aux alentours de la confrontation, prouvant « l’intensité du combat ». « Des trous creusés par les balles dans le mur de clôture de la mission catholique située en face du bureau de Poste-finances ». Autre signe, précise L’Obs : « les cadenas ont sauté. Le portail en fer des locaux de Poste-finances est défoncé ».

A la cité gendarmerie, à Keur Massar, où loge la famille du défunt, indique le journal, on pleure « Neu » surnom du commandant. « (Il) va beaucoup plus manquer aux enfants et aux jeunes, qui l’appelaient affectueusement ’’Neu’’. Il y avait une grande complicité entre le commandant Sané et ces jeunes. Quand un de mes enfants accourt pour m’annoncer que ’’Neu’’ est de retour, je répondais : ’’Dis tonton Sané’’. Mais c’était plus fort qu’eux. Le commandant Sané, lui-même, aimait que les enfants, l’appellent ainsi. C’est vous dire la complicité qu’il y avait entre lui et les jeunes de la cité », confie un voisin.

Me Sidiki Kaba au chevet des victimes

« Ceux qui ont commis ce crime seront recherchés, arrêtés et punis », promet le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba. A la tête d’une forte délégation dépêchée par le chef de l’Etat, Macky Sall, ce dernier s’es rendu hier vendredi, tour à tour, au district sanitaire pour s’enquérir de l’état des deux (2) blessés, puis sur les lieux du crime, et enfin dans les locaux de la Brigade de gendarmerie. « Rien ne sera négligé pour la défense de la sécurité des Sénégalais, martèle-t-il, annonçant des mesures surtout en cette période de veille de Tabaski. Pour l’heure, effrayées, les populations, elles, disent ne savoir plus à quel saint se vouer, concernant la « fréquence » des attaques.

L’hommage de Sonko et la localisation des assaillants

Dans un communiqué de presse repris par plusieurs média, Ousmane Sonko, le leader de Pastef/Les Patriotes pleure la perte d’un « grand-frère », Grand Tam. « La dernière fois que je l’ai aperçu, c’était pendant la campagne électorale lorsque notre caravane déambulait dans les rues de Koumpentoum. Professionnel jusqu’aux ongles, il resta impassible quand je passais devant la Brigade. Tout juste souffla-t-il à un de mes compagnons restés à l’arrière ’’Sonko est mon boy’’ », témoigne-t-il.

Activement recherchés, les bandits seraient localisés à Touba, souligne L’As. Une affaire à suivre.

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