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MOI TAXIMAN

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Être taximan en plein ramadan, ce n’est pas seulement la faim qui vous tenaille l’estomac. C’est des horaires réduits et, par conséquent, moins de rentrées d’argent. « Ce n’est vraiment pas facile », se plaint El Hadji Ndiaye, barbe grisonnante, à bord de son véhicule jaune noir. « Je viens de démarrer alors que d’habitude, je commençais beaucoup plus tôt. Mais pendant le ramadan, c’est inutile. J’ai fait le constat que les clients sortent plus tard. C’est pareil le soir.

Du coup, après la rupture, je préfère rentrer chez moi », a-t-il dit. Pour ne rien arranger, il amasse peu de bénéfices après avoir rassemblé les 10 000 F CFA équivalant au montant de son versement journalier. Selon lui, le surplus lui permet juste d’assurer la dépense quotidienne, chez lui, après s’être approvisionné en essence. « J’espère que ça va changer », croisant les doigts.

Faute de clients, il a choisi de travailler de 9h à 17h. Avant ou après, il soutient qu’il ne trouve pas de clients. Sauf qu’il arrive qu’il soit obligé de rompre le jeûne en pleine circulation à cause des embouteillages. D’ailleurs, il a vécu ce scénario pas plus tard que mardi dernier. J’ai quitté le centre-ville vers 17 h, pour les Mamelles, avec un client à bord, mais on a été bloqués sur la Corniche jusqu’au crépuscule. J’ai regagné notre garage sis sur la Voie de dégagement Nord (Vdn), près du cimetière Saint-Lazare, avant de rentrer à Fass Mbao, en banlieue dakaroise, où il habite avec son épouse et leurs enfants.

Dié BA

7 avril 2022


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