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« MON AMBITION POUR LA BIENNALE ET POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA CULTURE SE CONSTRUIT PROGRESSIVEMENT »

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Le Président Macky Sall qui a procédé à l’ouverture de la biennale de Dakar a dégagé les grandes orientations pour la culture, avant de justifier le choix porté sur la Chine et la Côte d’Ivoire comme pays invités d’honneur.

« La Chine est un grand pays à la civilisation millénaire où l’esprit s’est sublimé dans la création d’œuvres artistiques et artisanales. Les créateurs de ce pays ont admirablement réussi à concilier le génie propre du peuple chinois, ses cultures et ses traditions à la dimension universelle de l’art », a indiqué le Chef de l’Etat. Concernant la Côte d’Ivoire, il a indiqué que ce pays a « très tôt compris, avec le Sénégal, la puissance de l’art comme marqueur d’identité et facteur de développement et d’ouverture au monde. C’est ainsi que dès 1962, ce pays a créé sa première école d’art ».

Puis, revenant sur le thème général de cette Biennale « I Ndaffa », qui signifie forger en langue sérère, il a martelé : « Forger oui, mais que forger ? La forge, dit-on, comporte un aspect cosmogonique et créateur. Forger nous plonge dans la création, c’est-à-dire la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer ou à construire et donner forme à un concept neuf ».

« La formation, une impérative » selon le Chef de l’Etat

Selon lui, « Dire ‘I Ndaffa’, c’est donc creuser, dans l’histoire propre du peuple, explorer ses trésors et élever ce qui est touffu à la forme supérieure de l’être, c’est-à-dire l’Art. (...).

Tenant beaucoup à la construction de l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture, qu’il compte édifier dans la nouvelle ville de Diamniadio, le Président de la République a indiqué que cette nouvelle école devra « permettre à la communauté artistique de se réinventer dans ses métiers et dans ses projets ».
Macky Sall a également estimé que « le marché de l’art devrait permettre de transformer le potentiel esthétique en valeur économique ».

Il a par ailleurs souligné que son ambition pour la Biennale et pour le développement de la culture se construit progressivement. « En plus du Musée des civilisations noires, nous avons également les chantiers du Mémorial de Gorée que je vais construire à compter de cette année, ainsi que du Mémorial du Joola. Il en est de même des Maisons de la jeunesse et de la citoyenneté dans les 46 départements du Sénégal, tout comme l’ancien Palais de justice qui est en train d’être transformé en un palais des arts ».

En 2018, dit-il, il avait décidé d’augmenter la subvention de l’Etat à la Biennale, mais tient-il a précisé, « cette édition, nous sommes passés à un milliard de francs et ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi, j’ai demandé pendant cette édition que les sociétés nationales du Sénégal puissent apporter leur contribution ». Il a ainsi annoncé « la création d’un fonds de soutien à la participation aux grands événements du monde pour contribuer à la promotion de nos œuvres d’arts ». Mais, renchérit–il, « il faudra d’autres subventions pour accompagner le salon national des arts visuels ».

20 mai 2022

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