MOUSTAPHA DIAKHATÉ DEMANDE L’ABROGATION DE LA LOI SUR LA GRÂCE PRÉSIDENTIELLE

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LIBÉRATION DE KHALIFA SALL

La sortie du président de la République sur la grâce présidentielle qui pourrait être accordée à l’ex maire de Dakar, Khalifa Sall, condamné à 5 ans de prison ferme pour détournement de deniers publics portant sur 1,8 milliard de franc CFA continue d’alimenter le débat politique. L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakkar, Moustapha Diakhaté a donné son point de vue sur cette déclaration du chef de l’Etat, sur les ondes de Rfi. « Pour mettre un terme à la pression sur le Président de la République et éviter à l’exécutif de frustrer les autorités judiciaires, en remettant en cause les peines qu’elles prononcent, il urge d’abroger l’article 47 de la constitution et de rendre à la justice la prérogative de lever ou d’alléger un certain nombre de sanctions pénales issues de ses délibérations », a déclaré Moustapha Diakhaté sur sa page Facebook.

Poursuivant, il rappelle l’origine de la grâce présidentielle. Selon lui, cette prérogative est, en effet, née dans les monarchies où la justice est rendue au nom de la Reine ou du Roi. Dans ces pays, estime-t-il, il est tout à fait compréhensible que les Reines ou Rois puissent accorder la grâce aux personnes condamnées à leur nom. « Par contre dans des Républiques comme le Sénégal, la justice est rendue au nom du Peuple et non au nom du Président de la République. Par conséquent, cette prérogative royale ne devait être appliquée par aucune République où prévaut le système de séparation des pouvoirs », explique Moustapha Diakhaté. Qui dans le même sillage soutient que « libérer un condamné par la justice revient, en fait, à une correction par l’exécutif d’une décision des autorités judiciaires. Ce qui constitue une entorse au bon fonctionnement du régime de la séparation des pouvoirs qui est le mur qui porte la République ».

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