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MT SARR, CINQ FEMMES ET 23 ENFANTS, DANS LE VISEUR DE LA JUSTICE

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Entre le sieur M. T. Sarr et sa fille F. Sarr, ce n’est pas le parfait amour. Et cela s’est encore confirmé dernièrement, avec l’altercation qu’ils ont eue dans le domicile familial de son défunt frère. Marié à cinq femmes et père de 23 enfants, le père de famille ne vit pourtant pas avec sa fille qui a choisi d’aller vivre chez son oncle décédé. Le jour des faits, il était environ 13 h, lorsque le mis en cause est allé trouver sa fille chez son frère. Et selon la tante de la jeune fille qui a été entendue devant les enquêteurs à titre de simples renseignements, juste après son entrée dans la maison familiale, son frère a trouvé sa fille dans le salon. Et vu qu’elle ne s’entendait pas avec son père, cette dernière s’est tout de suite levée pour aller dans sa chambre. Mais alors qu’elle s’y attendait le moins, son père l’a suivi. « Je l’ai vu suivre sa fille, et puisqu’il est de nature belliqueux envers cette dernière, je l’ai suivie », a témoigné la sœur du mis en cause. Elle a, par ailleurs, indiqué l’avoir trouvée en train de la rouer de coups, ce, après l’avoir coincée dans la pièce. Elle a ensuite indiqué que ce dernier a menacé de mort sa fille en ces termes : « Je n’aurai de répit qu’après avoir mis fin à tes jours. »

« Je n’aurai de répit qu’après avoir mis fin à tes jours »

Des menaces de mort qui ont été confirmées par la demoiselle qui ne s’entendait pas très bien avec son père. A l’en croire, son géniteur lui a porté de violents coups de pieds au dos et sur la nuque, en lui reprochant de fréquenter la famille de son défunt oncle. Et malgré l’intervention des autres membres de la famille qui sont venus à sa rescousse en maîtrisant son père, elle indique que ce dernier est revenu armé d’une barre de fer. Une arme avec laquelle ce dernier a menacé de la battre. Face à de telles accusations, le père de famille s’est prévalu de l’excuse de provocation, en soulignant que c’est sa fille qui l’a abreuvé d’injures. « Elle m’a dépassé sans me saluer et je l’ai suivie en l’empoignant et en l’interrogeant sur les injures qu’elle a l’habitude de me proférer. Sachant que je menaçais de la battre, elle m’a dit qu’elle ne m’a jamais injurié », a-t-il raconté. Une stratégie de défense qui ne l’a pas empêché d’être déféré au parquet pour violences, voie de fait et menace de mort.

Ndèye Anna NDIAYE

9 février 2022


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