Macky Sall : « J’ai viré Thierno Alassane Sall »

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VOEUX 2019

La polémique née du départ du gouvernement de Thierno Alassane Sall s’est invitée à la conférence de presse que le chef de l’Etat, Macky Sall, a accordée à des médias de la presse nationale, au Palais de la République, après son adresse à la Nation, ce 31 décembre 2018.
En posant sa question, Cheikh Yérim Seck de ’’Yerimpost’’ parle de « démission » dudit ministre. Ce que le président de la République, Macky Sall, s’empresse de corriger : « En parlant de démission, c’est comme si vous aviez la certitude qu’il a démissionné. »

Poursuivant, le chef de l’Etat ajoute que celui-ci a été viré, prenant à témoin son Premier ministre. Invité du ’’Grand Jury’’ du 25 mars sur la Rfm, Mahammad Boun Abdallah Dionne, indiquait que « ce monsieur (Thierno Alassane Sall) n’a pas démissionné. Il a été démis par le chef de l’Etat devant moi, nous étions trois. Il a été démis pour des raisons de manque de performances ».
Le chef du gouvernement ajoutait : « Quand on vous donne des objectifs, vous allez à Paris, vous travaillez avec des équipes de Total comme d’autres, vous rentrez à Dakar, un objectif est donné en matière de délais. Les services de Total viennent des mois ici, travaillent avec des experts sénégalais, les textes sont prêts et quand les textes sont prêts, vous demandez 15 jours de plus au Premier ministre. Vous demandez, parce qu’il y a une incidence financière, que tel ministre puisse regarder, alors que nous avons pris l’engagement, invité même les partenaires en question pour que, après, ce travail soit terminé pour signer. Un manager c’est la décision. Si vous n’arrivez pas à décider, le chef de l’État n’a pas besoin d’un tel collaborateur. Le chef de l’État a démis ce monsieur. Et il le sait. »

Tout nouveau patron alors de la "République des valeurs" (RV), Thierno Alassane Sall avançait un manque de transparence dans la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal. Réagissant, l’intéressé rectifiait à son tour le Premier ministre. « Le Premier ministre sait bien qu’il ne s’agit pas de compétence ou d’incompétence, corrigeait-t-il sur plateau de Talk-Show (Sen TV). Il s’agit de trahir le Sénégal ou de ne pas le trahir, car vous contournez le texte de loi, le code et le décret d’application, pour amener un ministre à signer ce qui vous plait. Il (le Pm) m’a demandé à me voir en aparté et a voulu savoir si je maintenais ma décision de ne pas signer. Il connaissait déjà ma position puisqu’on avait longuement discuté la veille. Il me dit : ’Mon frère, comment évolue la situation ? Il faut signer parce que c’est bon... Il faut y aller’. Je lui réponds que je ne compte pas signer parce qu’il n’y a rien de nouveau par rapport à la dernière proposition que j’ai reçue. Les autres ont présenté une meilleure offre. Il revient à la charge et me demande si je connais le prix de l’inaction. Je lui rétorque que c’est le sachant que je suis venu avec ma lettre de démission. »

Informé par le Premier ministre, Macky Sall avait alors convoqué Thierno Alassane Sall, selon les précisions de ce dernier. Que se sont dits les hommes ? L’ancien ministre de l’Énergie n’avait pas alors souhaité le révéler. « Étant donné que je respecte le Président, pour le moment, je ne vais pas raconter ce qui s’est passé dans le secret de son cabinet », avait-il justifié.
« Aujourd’hui, avance le Chef de l’Etat, Macky Sall, lors de la conférence de presse, au Sénégal, les Américains sont présents à travers Kosmos, Exxon mobile s’intéresse aussi au Sénégal, les Chinois également, de même que les Français. Donc, notre bassin intéresse le monde entier. » Et, à l’en croire, les Italiens ne sont pas reste. Sur les six compagnies mondiales, les cinq (5) sont présentes dans notre pays.

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