Mademba Diop avait planté un couteau de 12 cm dans le ventre de l’apprenti

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Condamné à 20 ans de travaux forcés

Attrait à la barre de la chambre criminelle d’appel de Dakar, Mademba Diop, reconnu coupable de meurtre, a été condamné à une peine de 20 ans de travaux forcés. Il est accusé d’avoir tué Mor Talla Djité.

D’après les récits devant le prétoire, les deux se disputaient une place de bus de transport en commun. Le défunt, apprenti dudit bus, avait refusé de transporter les bagages de l’accusé qu’il jugeait encombrants. Une dispute s’en suit et les deux en arrivent aux mains. C’est sur ces entrefaites que Mademba Diop a planté un couteau de 12 cm dans le ventre de son rival. Le coup était tellement violent que la lame du couteau est restée dans le corps de la victime. Et a été enlevée à l’hôpital.

Après son crime, Mademba Diop a voulu prendre la fuite mais, il a été poursuivi par la clameur de la foule qui voulait le lyncher. Il a été extirpé des griefs de la foule grâce à certaines bonnes volontés qui l’ont conduit à la gendarmerie de Keur Massar. Après interrogatoire, il passe aux aveux et évoque la thèse de la légitime défense. Mais, malgré tout, il sera déféré au parquet avant d’être placé sous mandat de dépôt.

Devant le prétoire ce mercredi, l’accusé s’est confondu en excuses. Il a dit regretter son geste et ne cesse de prier, depuis qu’il est en prison, pour le repos de l’âme du défunt.

Visiblement très affectée par la perte tragique de son unique fils malgré les années le temps qui s’est écoulé, la mère de la défunte a pleuré de toutes ses larmes durant tout le procès. Elle a juré, devant les juges et l’assistance, qu’elle ne pardonnera jamais à « l’assassin de son fils ». A l’en croire, son fils, était son unique soutien dans la vie et depuis qu’il est parti, plus rien n’est pareil.

Selon l’avocat général, l’accusé mérite la peine de travaux forcés à perpétuité. Poursuivant, il a indiqué que la nature de la blessure démontre qu’il lui a administré un violent coup. Ainsi, il estime qu’il est difficile d’écarter l’intention de tuer. L’avocat de la défense a plaidé l’excuse de provocation. Selon lui, son client n’a fait que se défendre et l’irréparable s’est produit. Il a plaidé une application bienveillante de la loi. Malheureusement, il n’a pas convaincu le juge qui a infligé à l’accusé une peine de 20 ans de travaux forcés.

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